Accueil Monde Proche-Orient

Pourquoi Trump quitte la Syrie

Le président américain retire ses troupes de Syrie, décevant ses alliés et défiant la morale. Le Turc Erdogan a-t-il pesé plus lourd que tout le monde dans cette décision ?

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Monde Temps de lecture: 5 min

La presse américaine se montre unanime : le retrait total des troupes US engagées au sol dans l’est de la Syrie auprès des forces kurdes contre l’« Etat islamique » (ou Daesh) annoncé ce 19 décembre par Donald Trump d’un simple tweet de 19 mots a pris tout le monde par surprise, à commencer par la hiérarchie militaire au Pentagone. Cette hiérarchie, comme de nombreux experts, conteste d’ailleurs l’unique raison invoquée par le pensionnaire de la Maison-Blanche, à avoir que Daesh aurait été vaincu. Trump, malgré son incompétence notoire, ne peut pas ignorer ce fait. Alors que cache ce retrait militaire de Syrie ?

Les arguments avancés à Washington par les tenants du maintien d’une présence militaire se révèlent variés et solides. Ils sont d’ordre militaire, on vient de le dire à propos des djihadistes qui courent toujours, mais aussi sécuritaire, politique et géostratégique. Passons-les brièvement en revue.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par Lambert Guy, mardi 25 décembre 2018, 20:00

    "Empêcher le développement de la Russie qui serait un concurrent" selon Poutine. Soyons sérieux, économiquement, le PIB de la Russie = le PIB de l'Italie.

  • Posté par Vynckier Albert, vendredi 21 décembre 2018, 16:08

    comment je pourrais croire que les américains vont abandonner leur sort aux mains de Trump?

  • Posté par Van den Eeckhoudt Etienne, jeudi 20 décembre 2018, 18:52

    L'Europe va enfin pouvoir démontrer qu'elle n'a pas besoin des USA. J'aurais peut-être dû écrire devrait. Si rien n'est fait, on risque un déferlement de réfugiés Kurdes.

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 20 décembre 2018, 20:17

    Et que peut-elle bien faire la pauvre Europe qui ne sait rien faire par elle-même?

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 20 décembre 2018, 18:05

    Pour paraphraser Jules César: "De tous les peuples du Moyen Orient, les Kurdes sont les plus brâves". Et j'ajouterais: "et de loin". C'est un peuple fier, et ils ne sont pas intégristes religieux (musulmans) et ne veulent prendre la place de personne. Voilà bien un peuple qui mérite 1000 fois d'avoir sa propre nation. Trump vient de les lâcher en pâture à un tryran notoire aux méthodes fascisantes. Pas sûre toutefois que ledit tyran en viendra à boût de ces fiers Kurdes, mais il va y faire des dégats énormes. Voilà un peuple qui n'oubliera pas de si tôt cette trahison abominable.

Aussi en Proche et Moyen-Orient

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs