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Rassemblement devant le palais de justice de Bruxelles pour la régularisation de la famille de Mawda

Cette enfant kurde est décédée en mai dernier, à l’âge de 2 ans, après avoir reçu une balle tirée par un policier.

Temps de lecture: 2 min

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées vendredi à 14h devant le palais de justice de Bruxelles, en marge d’une audience prévue au tribunal du travail, relative à la demande d’aide sociale introduite au CPAS de Woluwe-Saint-Lambert pour la famille de Mawda. Cette enfant kurde est décédée en mai dernier, à l’âge de 2 ans, après avoir reçu une balle tirée par un policier. L’affaire a été remise au 18 janvier prochain.

Quelques banderoles et pancartes ont été élevées sur la place. Une pièce de tissu sur laquelle était dessiné le portrait de Mawda a été accrochée sur un mur. Une centaine de cartes de vœux appelant à la régularisation de la famille seront remises à la nouvelle secrétaire d’Etat en charge de l’Asile et de la Migration, Maggie De Block.

Rassemblement devant le palais de justice pour la regularisation (3)

Rassemblement devant le palais de justice pour la regularisation (2)

Comprendre l’affaire Mawda en 5 points (vidéo)

«  La famille se retrouve dans une situation kafkaïenne où ils sont à la fois obligés de rester sur le territoire belge pour des raisons judiciaires – ils doivent continuer à suivre le procès – et sous ordre de quitter le territoire, ordre que le gouvernement belge s’est engagé à ne pas exécuter », alerte Selma Benkhelifa, avocate (Progress Lawyers Network). «  On demande qu’ils aient au moins un revenu équivalent à l’aide sociale jusqu’à ce que le procès soit clôturé puisque, pour le moment, ils ne dépendent que de l’aide de la plateforme citoyenne. Ils n’ont reçu aucun euro de l’Etat. Ce sont uniquement des citoyens qui leur viennent en aide pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur petit garçon de 4 ans. »

Une demande de régularisation toujours pendante

Tant qu’ils ne sont pas régularisés, les parents ne peuvent pas travailler. Une demande de régularisation pour circonstances exceptionnelles a été introduite en mai 2018. Mais elle est toujours pendante.

«  Le Premier ministre avait reçu très rapidement la famille, avait fait des promesses et nous n’avons toujours rien vu venir par rapport à cette régularisation », rappelle Alexis Deswaef, co-président de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Les parents se sont constitués partie civile auprès d’un juge d’instruction pour homicide et trafic d’êtres humains. «  Que justice soit faite », réclame Alexis Deswaef. «  L’enquête doit aller au bout. Les circonstances de ce drame doivent être élucidées. »

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