Deux touristes tuées au Maroc : Louisa et Maren, deux aventurières amoureuses de la nature

Deux touristes tuées au Maroc : Louisa et Maren, deux aventurières amoureuses de la nature

Les deux amies, une Danoise de 24 ans et une Norvégienne de 28 ans, avaient décidé de partir au Maroc pour Noël, loin de l’effervescence des fêtes de fin d’année que fuyait Maren. «Maren détestait Noël, le stress, l’hystérie des cadeaux, cette mentalité du tout-jetable. Mais c’était en même temps quelqu’un de très famille», a raconté sa mère Irene au journal norvégien Stavanger Aftenbladet.

> Touristes tuées au Maroc: neuf nouvelles arrestations en lien avec le meurtre des deux touristes

La dernière fois qu’Irene a entendu la voix de sa fille, c’était le 9 décembre, à son arrivée au Maroc. Ensuite, dès qu’elle avait du réseau , la jeune femme envoyait des messages rassurants à ses proches. Mais le 17 décembre, les corps des deux femmes ont été découverts dans une vallée du Haut-Atlas, sur un site isolé où elles avaient planté leur tente pour la nuit, à deux heures de marche du village d’Imlil (sud du Maroc). Toutes deux ont été tuées à l’arme blanche, selon les autorités, et l’une d’entre elles a été décapitée. Quatre hommes ont été arrêtés à Marrakech (centre) depuis la découverte des corps. Ils avaient, selon Rabat, prêté allégeance à l’organisation Etat islamique (EI).

Aventurières

Louisa. © Reuters
Louisa. © Reuters

Originaire du Jutland (ouest du Danemark), Louisa était «toujours heureuse et positive. Tout le monde l’aimait et elle voyait le meilleur en chacun», témoigne sa mère, Helle Petersen, au journal danois B.T. La jeune femme blonde, titulaire d’une licence de rafting d’après son profil sur les réseaux sociaux, était en recherche perpétuelle de nouvelles expériences, sans pour autant négliger sa sécurité.

Maren. © AFP
Maren. © AFP
La mère de Maren l’assure à la télévision norvégienne NRK: «les filles avaient pris toutes les précautions nécessaires avant de partir pour ce voyage». De son côté, Maren adorait se promener avec l’immense Leonberger familial, Alf Herman, sur la plage Orrestranda près de Stavanger (sud-ouest de la Norvège).

Les photos sur son compte Facebook montrent une blonde souriante, toujours en extérieur, un énorme cèpe à la main, un sac de randonnée sur le dos, sur une luge, autour d’un feu de camp, dans la neige ou dans l’eau. C’est d’ailleurs une photo d’elle dans un instant complice avec un chien que sa mère Irene a publiée sur Facebook en hommage à «notre Maren 23.11.1990 — 17.12.2018». «C’était quelqu’un d’émotionnel qui nous jouait plein de tours», raconte Irene dans les colonnes de Stavanger Aftenbladet. «Elle aurait pu vivre là où personne n’aurait cru qu’on puisse vivre», a témoigné sa soeur cadette Malin, au même journal.

Avides d’aventures et amoureuses de la nature, Louisa et Maren suivaient des études de guide à l’université norvégienne de Bø, un établissement aujourd’hui en deuil, en témoigne les drapeaux en berne le 18 décembre dernier.

 
 
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