Accueil Belgique Politique

Crise gouvernementale: dans les coulisses des consultations royales

Après la démission du gouvernement, Philippe a reçu 12 (co-)présidents de parti, le président de la Chambre et le Premier ministre. Il les a avant tout écoutés, seul, en prenant des notes. Sans donner d’avis mais en laissant pointer quelques inquiétudes. Très habité par son rôle de médiateur. Voici ce que nous avons pu reconstituer avec plusieurs de ses hôtes.

Article réservé aux abonnés
Temps de lecture: 6 min

Les trois derniers jours de la semaine dernière, Philippe a annulé tous ses rendez-vous – sauf le concert de Noël mercredi soir, prévu de longue date en présence de 500 invités – pour recevoir 12 présidents (ou co-présidents) de parti représenté au Parlement (extrême droite exceptée), le président de la Chambre et le Premier ministre. Il lui fallait gérer la démission du gouvernement Michel.

Philippe a accueilli chacun dans la cour d’honneur du Palais, veillant à bien placer ses hôtes pour que les objectifs et les caméras ne ratent rien de la scène. Puis il les a accompagnés l’un après l’autre dans son bureau, pour une discrète audience autour d’un café. Que s’est-il dit et passé sous les ors du Palais ? Le secret du colloque singulier empêche les interlocuteurs du Roi de le révéler ouvertement ou en détail. Mais avec plusieurs d’entre eux ayant accepté de nous livrer anonymement leurs impressions, nous avons tenté de reconstituer la méthode de travail du Roi et le fil de ses entretiens.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

1 Commentaire

  • Posté par Deckers Björn, lundi 24 décembre 2018, 12:29

    Concernant la réforme institutionnelle, il me semble en effet que de ce point de vue, la position flamande est plus moderne et adaptée à cette époque, la suppression de la signature royale est inscrite dans les astres. A l'arrivée de Philippe, j'ai observé avec intérêt son comportement sur le texte de l'euthanasie des mineurs (n'oublions pas qu'on nous avait vendu Philippe comme un disciple de Baudouin). Il s'est acquitté de la signature en question comme il se devait et la suite à démontré qu'Albert comme Philippe ont bien compris que l'épisode de la loi sur l'avortement était bon pour une SEULE fois. Mais il n'est cependant pas acceptable de rester dans l'incertitude. Autant pour le respect des convictions du souverain que pour la bonne marche démocratique des institutions, cette acte suranné (le sceau royal des lois) doit être supprimé. S'agissant de la gestion des crises royales, on ne me fera pas croire que son rôle est décisif pour ce qu'il est lui, ce serait insensé de ne pas choisir la personne exerçant un rôle aussi important et par définition, le roi n'est en rien "recruté" pour le job. Et dès lors cette théorie n'est absolument pas crédible. A dire vrai, elle est surtout fumeuse, tant il est surtout question d'enfumage. En effet, et cela se voyait particulièrement lors de la crise de 2010-2011, il peut servir, mis en scène par les présidents de partis, à organiser le temps, et surtout à donner du temps, de médiateurs en informateurs, en passant par les nombreux paravents chinois disponibles. Et cela reste prudent dans un pays comme le nôtre de garder cette scénographie derrière laquelle les négociateurs politiques peuvent parfois tenter de débroussailler le brol et tenter de trouver des issues aux impasses politiques pendant que le roi nous ballade (sans qu'on soit forcément tous dupe) avec l'un ou l'autre tourneur (le plus souvent en rond) ou autres rotateurs...

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs