«Mia et le lion blanc», une amitié hors du commun: nos critiques des sorties cinéma

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Mia et le lion blanc (Gilles de Maistre)

L’exploit de ce film écolo familial qu’on dirait fait pour Disney est d’avoir été conçu sur trois ans, suivant réellement, concrètement, l’évolution de Mia et du lion blanc. L’interaction entre l’enfant et le fauve, réussie grâce au travail exceptionnel du zoologiste sud-africain de renom Kevin Richardson est fascinante. Mais la trame narrative est assez simpliste, et le déroulement de l’intrigue reste prévisible, dans une mise en scène classique. Cela dit, le message passe car voir grandir Mia et le lion blanc sous nos yeux reste un spectacle étonnant pour tous.

Amanda (Mikhaël Hers)

La volonté du réalisateur est double : parler de l’épreuve du deuil et filmer Paris post-attentats. Comme la reconstruction est lente, le réalisateur avance par petites touches, privilégiant les détails du quotidien et les banalités de la vie pour avancer pas à pas vers la lumière, réinvestir un Paris traumatisé et revivre. Certaines scènes sont bouleversantes dans leur simplicité, d’autres sont trop appuyées. Hers assume parfois le mélodrame avec maladresse. Mais il filme joliment Vincent Lacoste et la jeune Isaure Multrier. Il les entoure de personnages secondaires qui ont aussi leur propre histoire. Et c’est avec délicatesse et pudeur qu’il rend compte de l’insoutenable fragilité de l’être et aborde en creux l’art d’être parent.

Au bout des doigts (Ludovic Bernard)

Ludovic Bernard manque de doigté face à un sujet qui méritait mieux qu’un alignement de clichés pour évoquer le déterminisme social battu en brèche au profit du dépassement de soi et de l’accomplissement de ses rêves. Les ficelles sont grosses, les rebondissements prévisibles. Mais l’interprétation du jeune Jules Benchetrit, épaulé par un Lambert Wilson en souffrance et la puissance de la musique réussissent à amener de l’émotion et à nous attendrir malgré nous.

Bumblebee (Travis Knight)

Certes, ce spin-off consacré au plus adorable des Transformers impressionne par sa qualité technique mais le vide scénaristique pointé du doigt dans les autres films est toujours là, bien que les nombreuses références « eighties » apportent une agréable touche de nostalgie. Rien de neuf sous le soleil de Cybertron.

Seconde chance

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