Salaires: ce qui change au 1er janvier grâce au tax shift

Salaires: ce qui change au 1er janvier grâce au tax shift

Les salaires nets augmenteront dès le 1er janvier à la suite de l’entrée en vigueur du dernier volet du tax shift. Selon les calculs du ministre des Finances, ils progresseront de 23 à 31 euros en moyenne, en fonction du niveau de salaire brut.

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Le tax shift a été introduit par le gouvernement Michel 1er afin d’augmenter, en plusieurs phases étalées sur les années 2016 à 2019, le revenu net pour les travailleurs et dès lors leur pouvoir d’achat, ainsi que de favoriser la création d’emplois par une baisse des cotisations sociales. Une première partie de l’intervention a été ressentie au début 2016, ensuite au début 2018 et finalement au 1er janvier 2019.

Concrètement, avec cette dernière étape du tax shift, le salaire non imposable de chacun a été revu à la hausse et sera désormais uniforme pour tous les contribuables (soit 8.680 euros). Par ailleurs, la tranche d’imposition de 40 % a été élargie. En d’autres termes, une plus grande partie des revenus (de 8.120 à 14.330 euros contre 13.940 euros précédemment) est imposée à 40 % et l’est moins à 45 %.

Bonus à l’emploi fiscal

En moyenne, le salaire net augmentera de près de 27 euros. D’après les calculs du ministre des Finances, Alexander De Croo (Open Vld), une personne avec un salaire minimum de 1.500 euros bruts verra sa paye augmenter de 31 euros tandis qu’un travailleur touchant un salaire de 2.100 euros bruts recevra une augmentation de 25 euros par rapport à 2018. Pour une personne gagnant autour de 3.000 euros bruts, sa rémunération sera augmentée de 23 euros tandis qu’une personne avec un salaire brut de 4.500 euros gagnera 29 euros de plus. Enfin, une personne avec un salaire de plus de 5.500 euros recevra une augmentation de 30 euros.

La dernière mesure fiscale à entrer en vigueur ce 1er janvier dans le cadre du tax shift est la hausse du bonus à l’emploi fiscal, qui passe de 28,03 à 33,14 %. Il s’agit de la diminution du précompte professionnel pour les travailleurs ayant un bas salaire qui ont droit à une diminution de leurs cotisations de sécurité sociale personnelles (le bonus à l’emploi social).

 
 
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