Moins de 50 buts pour Cristiano Ronaldo, une première depuis 2010

Un doublé pour refermer 2018.
Un doublé pour refermer 2018. - EPA

La sempiternelle lutte à distance entre les machines à scorer que sont Lionel Messi et Cristiano Ronaldo a tourné à l’avantage de l’Argentin pour la troisième année de suite. Et pour la première fois depuis 2010 (48), le Portugais n’est pas parvenu à atteindre la barre des cinquante buts. Il s’est arrêté juste avant (49 -43 avec le Real et la Juventus et 6 avec le Portugal-), son éternel concurrent juste après (51 -47 avec le Barça et 4 avec l’Argentine-, un total faiblard pour un meilleur buteur européen sur une année civile au vu des performances des dernières saisons). Faut-il y voir une perte de vitesse de CR7 en zone de finition ? Oui si on s’en tient purement aux chiffres, puisqu’il n’avait jamais aussi peu secoué les filets depuis 2010, inscrivant toujours entre 53 et 69 ( !) buts depuis lors.

S’il a également vu s’envoler un Ballon d’Or dont il était propriétaire depuis deux ans -au profit de son ex-équipier à Madrid Luka Modric-, le Portugais a pourtant brillé en 2018. Il ponctue l’année civile avec quatre buts en club de moins que le prodige du Barça (43 contre 47) mais il convient de mettre en exergue la vitesse fulgurante avec laquelle il s’est adapté à son nouvel environnement.

Meilleur buteur... du Real !

Car une statistique ne trompe pas : Cristiano Ronaldo termine 2018 en qualité de meilleur buteur de sa sélection nationale (6) mais aussi... du Real Madrid (28), club qu’il a pourtant quitté il y a six mois, et de deuxième meilleur buteur (15) de la Juventus, à une petite longueur de Paulo Dybala. Au-delà d’un total peut-être un peu décevant pour celui qui ne pense qu’à la perfection, CR7 retiendra qu’il a été déterminant pour les deux formations dont il a défendu les couleurs lors des douze mois écoulés.

C’est d’ailleurs avec un doublé déterminant face à la Sampdoria, battue 2-1 à Turin, et en tête du classement des artificiers de Serie A (14 buts en 19 matches de championnat) qu’il a refermé l’année. Et en se contentant d’un message lacunaire sur les réseaux sociaux : « Heureux de cette autre victoire importante. La route est encore longue, en avant ! » Pendant ce temps-là, le Real, avec 55 roses plantées en 27 matches toutes compétitions confondues, est en train de vivre sa saison la moins prolifique depuis 2006-2007, sous l’ère Fabio Capello. Ça ne ment pas !

 
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