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Des Golden Globes plus imprévisibles que jamais

La 76e cérémonie des Golden Globes a lieu ce dimanche à Hollywood. Un bon indicateur des films qui ont marqué ces derniers mois ou qui marqueront les prochains. Parmi les nominés, « Girl » du Belge Lucas Dhont.

Décodage - Journaliste au service Culture Temps de lecture: 4 min

Synonymes de strass et de paillettes, les Golden Globes sont réputés pour être le « lancement de la saison des prix à Hollywood ». Mais au fond, que se cache-t-il exactement derrière cette cérémonie qui figure parmi les plus prestigieuses du septième art ?

Créés en 1944, les Golden Globes sont organisés par la Hollywood Foreign Press Association (HFPA), un groupe de journalistes étrangers basés à Hollywood. À l’origine de la fondation de l’HFPA, une volonté des journalistes d’acquérir plus d’importance sur le marché américain, les studios se souciant à l’époque peu de la promotion de leurs productions à l’international.

Des Oscars bis ?

Si on les compare souvent, les Golden Globes comportent quelques différences avec les Academy Awards (Oscars). La plus notable est sans doute que les premiers récompensent à la fois les films de cinéma et les séries, tandis que les seconds se concentrent exclusivement sur le cinéma. Pour les films, les Golden Globes comportent aussi des catégories plus diversifiées, distinguant les drames des comédies et films musicaux. Enfin, alors que l’Académie des Oscars comprend plus de 6.000 professionnels du cinéma, américains et étrangers, le collège des votants des Golden Globes n’est composé que d’environ 90 journalistes issus de différents médias internationaux.

Plus détendue, la cérémonie des Golden Globes n’en est pas moins convoitée par les professionnels du cinéma. Balisant le terrain avant les Oscars qui ont lieu fin février, ils offrent une vitrine cruciale à leurs lauréats. Certains disent ainsi qu’un bon discours pourrait ainsi influencer positivement les votants de l’Académie…

Des pronostics complexes

Cette année, c’est Vice d’Adam McKay (The Big Short), biopic au vitriol consacré à l’ancien Vice-président des États-Unis Dick Cheney, qui remporte le plus de nominations (six). Il n’est pas pour autant considéré comme le favori par les experts… et aucun film ne l’est d’ailleurs vraiment. Les résultats des Golden Globes sont en effet souvent imprévisibles, ce qui rend la cérémonie d’autant plus divertissante.

Parmi les autres films en lice, A Star Is Born de Bradley Cooper avec Lady Gaga fait beaucoup parler de lui (on évoque le trophée de meilleure actrice dans un drame pour Stefani Germanotta). Adapté de nombreuses fois au cinéma, avec notamment Judy Garland et Barbra Streisand, A Star is Born conte l’histoire de Jackson Maine (Bradley Cooper), star de la country sur le déclin, qui découvre Ally (Lady Gaga), une jeune chanteuse prometteuse qu’il décide de prendre sous son aile. Tombant follement amoureux l’un de l’autre, les deux artistes partagent leur vie et la scène. Mais peu à peu, Ally prend le dessus, étoile montante alors que son amoureux perd peu à peu pied…

Un classique hollywoodien déjà récompensé par le passé. La version réunissant Barbra Streisand et Kris Kristofferson avait fait un carton en 1977 en obtenant les Golden Globes du meilleur film musical, des meilleurs acteurs et actrices ainsi que de la meilleure bande originale et de la meilleure chanson.

Se distinguent également Roma d’Alfonso Cuarón, projet intime et personnel inspiré des souvenirs du réalisateur (meilleur réalisateur et meilleur film en langue étrangère) ; The Favourite de Yórgos Lánthimos (cinq nominations), fresque historique où se mêlent triangle amoureux lesbien et lutte pour le pouvoir avec un humour dont Lánthimos a le secret : et Green Book de Peter Farrelly (cinq nominations également), plongée dans l’Amérique ségrégationniste inspirée par la vie du chanteur Don Shirley (Mahershala Ali à l’écran). À noter : sur cinq films nommés dans la catégorie meilleur film dramatique, trois mettent au premier plan des stars afro-américaines. Une réponse positive à la polémique des #OscarsSoWhite qui avait ébranlé Hollywood en 2016.

À ne pas oublier non plus, la présence de Girl du Belge Lukas Dhont dans la catégorie meilleur film en langue étrangère. First Man de Damien Chazelle (La La Land) est par contre oublié de la plupart des grandes catégories (Claire Foy est nominée dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle et Justin Hurwitz pour sa bande originale).

Bataille serrée chez les actrices

Du côté des acteurs et actrices, on mentionnera Christian Bale, méconnaissable en Dick Cheney dans Vice  ; Rami Malek en Freddie Mercury dans Bohemian Rhapsody. Olivia Colman semble faire la course en tête pour son rôle de Reine Anne dans The Favourite. La bataille est plus complexe dans la catégorie second rôle féminin puisque toutes les actrices se sont distinguées pour des rôles forts : Amy Adams, méconnaissable en Madame Dick Cheney, Emma Stone et Rachel Weisz féroces dans The Favourite, Claire Foy femme forte dans First Man et Regina King stupéfiante dans If Beale Street Could Talk de Barry Jenkins (Moonlight).

Bref, tous les paris sont ouverts. Résultats dans la nuit de dimanche à lundi (la cérémonie débute dimanche à 17h, lundi 2 h pour nous) dans le luxueux hôtel Hilton de Beverly Hills et sera animée par Sandra Oh (Grey’s Anatomy) et Andy Samberg.

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