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Enseignement: les syndicats veulent un vaste refinancement

La négociation sectorielle commence cette semaine. Les syndicats d’enseignants ont une longue liste de revendications mais exigent avant tout une grande réflexion sur les moyens de la Communauté française.

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Chef du service Société Temps de lecture: 6 min

Pour les uns, le document a l’allure d’une liste de saint Nicolas. Pour les autres, il ne traduit que des demandes bien légitimes. Pour tous, c’est le point de départ d’une longue négociation…

Ce mercredi, gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, pouvoirs organisateurs des réseaux d’enseignement et syndicats du secteur vont ouvrir le bal de la grande discussion biennale. Objectif : aboutir, dans les trois mois, à un nouvel accord sectoriel. Le calendrier, imposé par décret, s’inscrit tout à la fois dans un bon et un mauvais timing. Un bon, parce que le gouvernement sortant pourrait « être tenté de faire plaisir » à l’immense communauté d’enseignants (elle pèse tout de même 100.000 électeurs). Un mauvais, parce que le même gouvernement pourrait refiler la patate chaude à ceux qui lui succéderont après les élections de mai 2019.

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15 Commentaires

  • Posté par Debrabander Jean, lundi 7 janvier 2019, 9:31

    On sait que l'enseignement de la Communauté française est l'un des mieux financés en Europe. Le souhait d'un refinancement tient donc essentiellement à cette vieille revendication d'aligner les barèmes 301 (régent et instituteur) et 501 (licencié). Mais cessons cette hypocrisie d'un renforcement de la formation des premiers. Ils sont bien à leur place en primaire et au premier degré. Pour les classes supérieures, il faut de plus solides connaissances dans une matière précise et, comme signalé, l'université est ouverte … pour ceux qui sont capables d'y réussir et … d'obtenir le barème 501.

  • Posté par Christian Radoux, dimanche 6 janvier 2019, 23:49

    Ce qu'il nous faudrait, c'est 1. Une véritable formation universitaire pour tous (avec bien entendu un régime transitoire pour ne pas léser les instituteurs et régents actullement en place) 2. Un salaire ensuite nettement revalorisé pour tous 3. L'éjection des charlatans de la "psycho-pédagogie", de leurs élucubrations qui n'ont de la science que les oripeaux et ont mené aux déficiences non seulement de fond, mais aussi de comportement qu'endurent aujourd'hui les professeurs. On pourrait déjà retrouver des sous en supprimant des couches parasites de politicards, à commencer par la Communauté française de Belgique (c'est toujours, à ma connaissance, l'intitulé constitutionnel de cette chose) et les Provinces. Il y aurait aussi beaucoup à épargner en s'attaquant au coûteux tabou de la structure scolaire belge. En évitant de s'engager dans la voie d'une septième réforme de l'Etat qui pourrait lui porter son coup de grâce... et à ses francophones en particulier ! Je rejoins aussi d'autres lecteurs, quant au laxisme qui consiste à admettre quasi gratuitement des milliers d'étudiants français sans réclamer de réciprocité, tant financière que d'éventuel examen ou concours préalable.

  • Posté par Christian Radoux, lundi 7 janvier 2019, 1:54

    Pour M. Eric Gysen, afin d'éviter deux malentendus. 1."L'univ. existe déjà". Je n'ai rien dit d'autre : c'est là qu'on doit être formé. Où se contredit-on ? 2. Quand je dis que les Français ne paient quasi rien, je compare, d'une part, le montant du minerval dans nos deux pays, d'autre part les frais engendrés par un enseignement théorique et pratique digne de ce nom, ainsi que les autres facilités assez souvent offertes : cantine, logement, manuels à bas prix, etc., Si le "tourisme qui fait vivre" couvrait ces dépenses, il n'y aurait pas de tels contingentements en France et les droits d'inscription y seraient nettement moindres. Quant aux institutions politiques francophones, tout autre problème, cela remonte à plusieurs décennies : là où les Flamands ont aussitôt fusionné Région et Communauté, les politiciens francophones ont salivé et défendu leur festin. Je partage là-dessus assez largement vos prévisions pessimistes pour l'avenir. Cela n'empêche pas d'émettre un voeu, c'est la saison...J'espère qu'ainsi c'est clair. Bien cordialement !

  • Posté par Gysen Eric, lundi 7 janvier 2019, 0:32

    Pas trop d'accord avec ces idées. La formation universitaire existe déjà. On peut devenir prof en faisant 4 ans à l'université. Pourquoi faire un régendat alors que l'unif est ouverte ??? (C'est sans doute plus difficile?) Tout le monde sait qu'un prof est mal payé. Il faut donc faire autre chose si on veut gagner plus d'argent. Les Français payent leur minerval et font tourner l'économie comme les touriste belges font tourner l'économie en France. C'est faux de dire qu'ils ne payent rien !! Nos institutions sont ce qu'elles sont et nos socialistes les ont mises en place. Ils ne sont pas venus au pouvoir par la voie du Saint Esprit. Comme, en Wallonie, on est pas prêt de mieux voter. D'ici bientôt, on va donc repartir sur les mêmes bases. (avec les bobo écolo en plus. C'est pas beau ça pour la future facture d'électricité importée d'Allemagne et produite à base de lignite ?)

  • Posté par Jaspers Marie, dimanche 6 janvier 2019, 21:08

    Un master à l'université pour tous, du maternel au régendat! Lorsque le master a un VRAI niveau universitaire, il n'est accessible qu'à ceux qui ont fait les 3 bacs à l'UNIVERSITE!!!

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