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Gilets jaunes: quand les démocrates se réveilleront-ils?

C’est une interrogation philosophique fondamentale : jusqu’où peut aller le divorce entre les causes portées par un mouvement et la nature de ce mouvement ? En d’autres termes, une cause essentiellement juste peut-elle être portée par une dynamique de nature essentiellement perverse ?

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

Les exemples historiques de cette infernale dichotomie abondent.

A l’origine, dans les années 50, en France, le phénomène poujadiste catalysa l’expression, sur fond de souffrances réelles ressenties par le monde des commerçants et artisans, de revendications légitimes qui restent en partie d’actualité (le triomphe humainement destructeur de l’hypermarché n’a-t-il pas contribué à la révolte des gilets jaunes ?).

Mais quand près de 50 députés poujadistes accédèrent au Parlement (en 1956) et, parmi eux, Jean-Marie Le Pen, ils se révélèrent foncièrement antirépublicains, antidémocrates et pour certains fascisants.

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12 Commentaires

  • Posté par Philippe Arnould, mardi 8 janvier 2019, 13:59

    On a d'une part une élite politique parisienne, coupée du monde, de la réalité populaire du pays qui méprise la population, sa "décence commune", se considère légitime parce qu'elle en est certaine, veut reconstruire le peuple qu'elle considère bête, sale, justifie l'utilisation d'armes explosives pour se défendre de son expression, causant mutilation, énucléations, défigurations, arrachages de mains… D'autre part, on a une partie populaire qui ne se reconnait pas dans ces élite, (récupérée par d'autres intellectuels opportunistes) désorganisée, certains agissant de façon violente, la sélection s'opérant, il ne reste que les dégoutants… Il y a un gros déphasage entre le pouvoir et la population en France…

  • Posté par Deckers Björn, mardi 8 janvier 2019, 13:01

    Noela Bricourt et Jean Debrabander. Ce que vous dites est vrai. Il ne suffirait pourtant pas grand chose pour que l'Europe retrouve les traces de sa promesse. Une action enfin résolue sur l'évasion fiscale, une modification des traités pour que la fiscalité passe à la majorité qualifiée et qu'on puisse enfin prendre le chemin d'une nécessaire harmonisation fiscale. C'est la base, rien ne pourra se recoudre en Europe si on ne commence pas par résoudre la fracture fiscale dont découle toutes les autres. La majorité qualifiée en Europe doit être abaissée et rendue fonctionnelle. Un, on a pas peur de voter une majorité qualifiée contre la Hongrie, et deux, quand la Hongrie se montre hors-la-loi, on lui montre la porte : Exit. Il faut plus d'harmonie sociale, il faut aussi revoir les règles de la zone euro. Il est parfaitement innacceptable que l'Allemagne et les pays du nord continuent à décider seul du fonctionnement de la zone monétaire. Et si cela continue de la sorte, la zone euro est condamnée. Il ne faut pas grand chose pour revenir sur les bons rails en Europe mais on va nous traiter d'anarcho-gauchistes, ou très à la mode, d'antisémites qui s'ignorent. Certains voient très bien qu'on est reparti pour les pires erreurs de l'histoire, mais il n'en ont cure, ils ont déjà ajouté du Zyklon B dans leur portefeuille de placements!!!

  • Posté par Magnée Xavier, mardi 19 mars 2019, 23:11

    Bravo.

  • Posté par Ballez Guy, mercredi 9 janvier 2019, 22:19

    @deckers bjorn:quand j'entends ou je lis "harmonie fiscalle en UE", je me demande toujours sur quelle base. L'enfer fiscal belge ou français ou bien le paradis fiscal de l'Irlande ou des pays de l'est. Ce serait forcément ni l'un ni l'autre mais la fiscalité "moyenne"´ seule façon d'imaginer un consensus sur le sujet. Mais alors comment les pays à haut coût de fonctionnelent comme la France ou la Belgique vont ils financer leur fonctionement tellement dispendieux. En fait, je suis convaincu que ceux qui comme vous parlent et rêvent d'harmonie fiscale européenne imaginent que tous les pays concernés vont s'aligner sur les pays les plus taxateurs. C'est EVIDEMMENT non envisageable et donc il faudrait aussi que tous les pays européens harmonisent leur sécuritė sociale, leurs "SMIC"´, leurs coûts de fonctionnement, etc. vers la moyenne. La Belgique en étant très loin (de la moyenne), l'harmonisation que vous souhaitez serait très dure à vivre.

  • Posté par Debrabander Jean, mardi 8 janvier 2019, 5:09

    La responsabilité des politiciens qui ont permis l'avènement des leaders fascistes vers les années 30 est énorme, mais plus personne ne connaît leurs noms. La même histoire se répète-t-elle? C'est la thèse de J.F. Kahn et je crois qu'il a raison. Les responsables, français ou belges notamment, ne semblent pas vouloir agir face au mouvement social en cours. Ils sont surtout préoccupés de ne rien changer à leurs privilèges. Jusques à quand ?

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