Jean-Jacques Cloquet, le patron de Pairi Daiza, est élu manager de l’année

Jean-Jacques Cloquet
Jean-Jacques Cloquet - Mathieu Golinvaux / Le Soir

L ui, c’est un homme des hommes ! » Il y a quelques jours, Marc Coucke, le milliardaire flamand, se félicitait en ces termes de l’arrivée de Jean-Jacques Cloquet à Pairi Daiza dont il est un des actionnaires. Par là, il entend souligner les qualités humaines de Jean-Jacques Cloquet qui vient d’être désigné « manager de l’année » 2018, le titre traditionnellement décerné par le magazine Trends Tendance. Des qualités humaines personnelles, certainement, mais aussi la manière très naturelle avec laquelle il place les relations humaines au centre de l’entreprise. « Dix ans sans une grève » se réjouissait Jean-Jacques Cloquet, dit « JiJi », au terme de sa direction du « non-aviation », puis des ressources humaines, puis de la direction générale de l’aéroport carolo qui vient de franchir pour la première fois, en 2018, le cap des 8 millions de passagers. En 2007, quand JJ est arrivé pour s’occuper, comme indépendant, des affaires commerciales non-aviation (commerces, cafés et autres activités annexes à l’aéroport), ils étaient, record d’alors, 2,5 millions.

► Lire aussi : Jean-Jacques Cloquet se livre dans « Les racines élémentaires »

Étonnamment, c’est sans doute la première fois que le titre de manager de l’année est attribué à un patron quelques jours après qu’il a changé d’emploi et d’employeur.

Jean-Jacques Cloquet, salué pour ses réalisations comme CEO de l’aéroport de Charleroi entame, en effet, une nouvelle vie depuis ce mois de janvier au parc animalier de Brugelette comme directeur opérationnel et commercial. Avec, au départ, une histoire d’amitié, de relation humaine franche, avec le patron du parc, Eric Domb. Un changement d’emploi quelques semaines après avoir livré, au Soir, ses hésitations à poursuivre dans un aéroport où les problèmes de gouvernance politiques l’avaient indirectement privé de son titre d’administrateur-délégué de l’aéroport. Il estimait que c’était du gâchis de supprimer ce poste qui faisait de lui le lien humain, une fois encore, entre la direction et le CA de l’aéroport.

► Lire aussi : Jean-Jacques Cloquet : « Face à l’Europe, je pourrais mettre un gilet jaune »

Selon le sens qu’on veut donner à son histoire, elle aussi humainement touchante. Certains veulent voir en Jean-Jacques Cloquet un ancien footballeur professionnel (Sporting de Charleroi pendant une dizaine d’années, tout en devenant, parallèlement, ingénieur civil électricien) qui a réussi sa reconversion comme patron (notamment au groupe Solvay, comme responsable de la production PVC). D’autres y voient plutôt un homme fait pour diriger des hommes, un « homme des hommes » pour reprendre la formule de Marc Coucke, un patron, qui a aussi été footballeur. Dans les deux cas, manager de l’année est une consécration.

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