Quand les SMS intimes de El Chapo à l’une de ses maîtresses deviennent des preuves

© Xinhua News Agency
© Xinhua News Agency

Des textos échangés entre Joaquin Guzman, alias «El Chapo», et l’une de ses maîtresses, lus à l’audience mercredi, témoignent des ambitions du narcotrafiquant mexicain dans le trafic de drogue, de l’Australie aux Etats-Unis.

Les enquêteurs sont parvenus à intercepter ces messages avec la collaboration du spécialiste en télécommunications du cartel de Sinaloa, que dirigeait El Chapo.

Nombre de ces messages, envoyés en 2011 et 2012, ont été présentés à l’audience mercredi, notamment des SMS enflammés d’El Chapo à l’une de ses maîtresses, alors que son épouse, Emma Coronel, était présente dans le prétoire et n’a pas cillé.

«Tu es la personne la plus importante pour moi», écrit Joaquin Guzman à Agustina Cabanillas Acosta, alias «Fiera». «Je t’adore

Les projets du narcotrafiquant

Mais d’autres messages sont plus professionnels et démontrent les ambitions du narcotrafiquant, qui évoque la création de deux sociétés écran en Allemagne et en Equateur pour pouvoir exporter de la drogue en «Europe, au Canada, en Australie et aussi aux Etats-Unis».

Dans un autre SMS, il mentionne l’acquisition de 630 à 700 tonnes de cocaïne au Belize.

L’audience a parfois failli basculer dans le vaudeville, avec l’épouse, le mari volage et la maîtresse truculente qui, en sus, parle d’El Chapo comme d’un «idiot» dans un message envoyé à l’une de ses amies.

«Je n’ai pas confiance en ces BlackBerry qu’il me donne», poursuit-elle, «parce que ce salaud peut me localiser.».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La course à pied a des arguments pour séduire
: . Ce sport ne demande pas une technique pointue, il se pratique facilement en extérieur et permet de s’entretenir. Autre grand avantage: il coûte peu. En tout cas à première vue.

    Le running, ce sport bon marché devenu un business juteux

  2. Le Sauvage.

    La Ducasse d’Ath doit-elle se passer du «Sauvage» jugé raciste?

  3. belgaimage-151155306-full

    Nafi Thiam: «J’essaie de ne pas trop penser à mon coude, je me concentre sur autre chose»

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: le {Culot} d’Arthur Masson

    Le précédent billet de cette chronique vous a rappelé que le wallon reçoit, dans la bande dessinée, un traitement parallèle à celui dont a bénéficié le Brussels Vloms dans quelques albums d’Hergé. Ce même wallon peut-il parfois se retrouver dans des textes où il serait mélangé avec du français, à l’image du bruxellois « beulemans », hybride de flamand et de français ? Eh bien oui ! Quelques auteurs se sont illustrés naguère dans cet exercice, tantôt en créant un parler mixte wallo-français, tantôt en insérant des séquences de wallon dans un texte rédigé en majeure partie en français.

    Le premier cas de figure fera l’objet d’un prochain billet. Quant au second, il a été principalement illustré par un auteur quelque peu oublié des jeunes générations, mais dont le succès a été spectaculaire dans la seconde moitié du 20e siècle : Arthur Masson. Né en 1896 à Rièzes (...

    Lire la suite

  • La Flandre ne marche pas au son du canon

    Il y a plusieurs choses à retenir dans l’interview que nous accorde Bruno De Wever, historien très réputé et par ailleurs frère de Bart De Wever, le président de N-VA. Mais la plus importante est que ses propos sont identiques à ceux qu’il tient en Flandre. La contestation de la parole nationaliste n’est ainsi pas la spécialité de francophones obsessionnels, qui ne verraient les propositions de la N-VA que comme des provocations et des attaques en règle. Il y a au nord du pays nombre d’experts qui n’hésitent pas à monter au créneau pour...

    Lire la suite