Didier François, ancien otage retenu en Syrie, témoigne de la violence de Nemmouche: «Il nous écrasait les ongles avec une pince en acier» (vidéo)

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Mehdi Nemmouche est accusé devant la cour d’assises de Bruxelles d’être auteur de l’attaque terroriste commise le 24 mai 2014 au Musée juif de Belgique. Elle avait coûté la vie à quatre personnes : Emanuel et Miriam Riva, un couple de touristes israéliens, Dominique Sabrier, une bénévole du musée, et Alexandre Strens, un employé du musée.

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En novembre 2017, la justice française a également inculpé Mehdi Nemmouche pour « enlèvement et séquestration en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ». Peu de temps après son arrestation, il avait été identifié par Didier François, Pierre Torrès, Edouard Elias et Nicolas Hénin comme étant « Abou Omar », l’un de leurs geôliers en Syrie.

Didier François, grand reporter Europe 1, a été retenu otage en Syrie de juin 2013 à avril 2014. Le journaliste se souvient de Mehdi Nemmouche, l’un de ses geôliers, un homme d’une violence inouïe. « Je n’oublierai jamais sa capacité de violence et sa capacité de danger », témoigne le journaliste d’Europe 1.

« Mehdi Nemmouche avait un petit jeu qu’il aimait beaucoup, c’était de nous écraser les ongles avec une pince en acier. Pendant les déplacements aux toilettes, il nous électrocutait avec des matraques électriques. Moi, il m’avait frappé quarante fois sur le haut du crâne avec une matraque plombée. Mais ce n’était rien à côté de ce qui se passait pour les prisonniers syriens qui, eux, étaient vraiment torturés, enchaînés, mis à l’intérieur d’un pneu, menottés autour de barres de fer, puis frappés sur la plante des pieds avec du fil électrique gainé ».

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