Les seniors partagent plus de fake news que les jeunes

Les seniors partagent plus de fake news que les jeunes
Coralie Cardon.

D onald Trump criera sans doute « Fake news ! » en lisant cette information. Comme il le fait régulièrement pour discréditer les médias américains. Les élections présidentielles de 2016 ont d’ailleurs été le théâtre de publications trompeuses sur les réseaux sociaux. Mais qui les a réellement partagées ?

Selon une étude des universités de Princeton et de New York, dont les résultats ont été publiés dans la revue Science Adevances, les internautes âgés de plus de 65 ans partagent plus de fausses informations sur Facebook que les plus jeunes. Sachant qu’en ligne, elles se répandent six fois plus vite que les vraies. Les chercheurs ont analysé les partages de 1.200 personnes sur le réseau social durant la campagne de 2016. Ils les ont comparés avec les sites internet connus pour partager des fake news. Ils montrent que moins de 8,5 % des internautes ont partagé au moins un lien venant de ces sites. Par contre, ceux qui l’ont fait sont plus âgés que l’internaute moyen.

Manque de compétences

Les utilisateurs de plus de 65 ans ont partagé « près de sept fois plus d’articles » issus de médias aux sources douteuses que les personnes âgées de 18 à 29 ans, le groupe le plus jeune étudié. Et ce indépendamment de leur appartenance politique ou de toute autre caractéristique démographique. « Il est possible qu’un groupe entier d’Américains, âgés de 60 ans et plus, manque des compétences relatives aux médias numériques nécessaires pour déterminer la fiabilité des articles rencontrés en ligne », suggèrent les auteurs de l’étude. L’éducation aux médias ne concerne finalement pas que les jeunes. Habitués aux médias traditionnels et faisant confiance à ce que partagent leurs amis, les seniors ne parviennent pas à identifier les sources fiables sur la toile.

Par ailleurs, les personnes se décrivant comme conservatrices ou républicaines ont davantage colporté de fausses informations que les utilisateurs se disant plus libéraux, ou démocrates. Peu de hasard quand on sait que la plupart des fake news répandues lors de la campagne présidentielle étaient en faveur de Donald Trump.

 
 
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