C’est le mois de la note bleue: votre week-end en 20 clics

Mulatu Astatke au Brussels Jazz.
Mulatu Astatke au Brussels Jazz.

VENDREDI

Lucas et Arthur Jussen

Musique classique – PBA (Charleroi)

Les frères Jussen, pianistes phénomènes venus tout droit des Pays-Bas, font arrêt à Charleroi accompagnés par l’Orchestre National de Lille. Ils exposeront leur talent avec le Concerto nº10 pour deux pianos de Mozart et deux partitions de Mendelssohn.

VENDREDI et SAMEDI

NinaLisa

Théâtre musical – Théâtre Le Public (Saint-Josse-ten-Noode) jusqu’au 19 janvier

Nina Simone, une chanteuse qui a marqué le XXe siècle. Lisa Simone, sa fille, une chanteuse qui s’impose au XXIe siècle. Nina et sa fille se parlent, à cœur ouvert. Relations chahutées mais passionnées. Malgré les reproches, la souffrance, c’est un torrent d’amour qui se déverse de l’une vers l’autre. Alors, elles chantent. Et se sourient. Et elles chantent formidablement bien, accompagnées par l’excellent Charles Loos au piano. C’est lui qui a réalisé les arrangements des chansons de Nina et de Lisa. La musique, l’interprétation, la mise en scène, les dialogues, la danse tissent la connivence avec les spectateurs. On est dedans, immergés. Elles vous envoûtent.

La Reine Lear

Théâtre – Théâtre National (Bruxelles) jusqu’au 19 janvier

Chez Tom Lanoye, Lear devient une femme mais surtout, son royaume en perdition se mue en empire financier multinational vacillant depuis une tour de verre qui pourrait être la Trump Tower. La métaphore de notre monde, rongé par le capitalisme, n’est pas loin. La distribution insuffle une sorte de gaieté tragique à cette descente aux enfers. Dans une langue à la fois charnelle et lyrique, on tangue avec eux sur un navire mal barré pris dans la tempête d’un système fou.

Funérailles d’hiver

Théâtre – Centre culturel Jacques Franck (Saint-Gilles) jusqu’au 23 janvier

Ne vous fiez pas au titre ! La pièce d’Hanock Levin a beau s’intituler Funérailles d’hiver , l’ambiance est plutôt au cabaret déjanté. Entre Beckett et les Monty Pythons, ces obsèques désopilantes vous emmènent d’une plage de Tel Aviv au sommet de l’Himalaya. Voilà qui pourrait booster la sérotonine de tous les dépressifs du moment, apporter ce petit supplément de bonne humeur à tous ceux que le manque de lumière désespère.

Tamar Kasparian : l’infini turbulent

Exposition – Galerie Art Sablon (Bruxelles) jusqu’au 7 février

Edition numérique des abonnés

La plasticienne explore la texture du vivant et dynamite en douceur les tréfonds de notre âme. Un éblouissant solo show qui exprime avec finesse et talent la mutation organique, et qui résonne parfaitement avec les objets d’histoire naturelle présentés par la même occasion, dont une rareté unique en Belgique : un crâne d’allosaure en provenance du Wyoming (notre photo).

De VENDREDI à DIMANCHE

Nos visites des expos qui se terminent ce week-end

Edition numérique des abonnés

Tout dernier week-end pour visiter les expos Niki de Saint Phalle « Ici tout est possible » à Mons (photo) et Théodore van Loon à Bruxelles.

La sélection night-club du week-end

A Pessoux, La Glanerie, Braine-l’Alleud, Waterloo, Verviers, Namur, Liège, Bruxelles…

Les sorties cinéma de la semaine

Edmond, une comédie joyeuse, chorale, pétrie de bons mots et de vers soyeux, entre vaudeville et comédie romantique, avec en plus un humour généreux et épanoui. La favorite , un film d’époque qui se veut ultramoderne et décalé, un biopic d’un genre nouveau, teinté d’humour et de sarcasmes, à la fois hilarant, amer et vrai, qui plaira à (presque) tous les publics. Et Les chatouilles , qui a quelque chose de brillamment lumineux, une libération de la parole éclairante et nécessaire.

Sculpture Surfing

Exposition – Garage Cosmos (Uccle) jusqu’au 20 janvier

Johan Muyle, «
Sculpture Surfing
».

Ceux qui connaissent bien Johan Muyle savent qu’il customise des Harley Davidson depuis les années 1990, dans un souci du détail qui laisse pantois ! Il expose ici quatre de ces colossales réalisations.

Congo : hommage à Jo Van Severen

Exposition – Gallery Raf Van Severen (Anvers) jusqu’au 3 février

Edition numérique des abonnés

Le marchand Raf Van Severen rend hommage à son père en présentant une partie de sa collection congolaise. Parmi cette très belle sélection, des œuvres de peintres belges africanistes mais surtout de grands noms de la peinture moderne congolaise.

River Jazz

Festival – Jazz Station (Saint-Josse-ten-Noode), Espace Senghor (Etterbeek) et Théâtre Marni (Ixelles) jusqu’au 26 janvier

Le long de la rivière enterrée qu’est le Maelbeek, trois lieux se sont rassemblés pour donner le meilleur du jazz, surtout belge mais pas que. Avec Eric Legnini, Steps Tribe, Martin Salemi Trio, Darrifourcq/Hermia/Ceccaldi, Kit Downes. Et, dans les trois lieux, les dessins d’Yves Druart.

Djangofolllies

Festival – Divers lieux en Belgique jusqu’au 30 janvier

Hommage à Django Reinhardt, avec la musique manouche, des guitares, des violons et cette nostalgie tzigane qui fait rêver. Avec Claires Paulus Schäfer Trio & Jacco van Santen, Fapy Lafertin New Quartet, Tritane, Antoine Boyer & Samuelito.

Brussels Jazz

Festival – Flagey (Ixelles) jusqu’au 19 janvier

Extraordinaire, comme tous les ans. Avec Mulatu Astatke, le père de l’Ethiopian Jazz, Black Flower, Yazz Ahmed, Steiger, Martin Salemi, Antonio Sanchez & Migration, Echoes of Zoo, Kit Downes, etc.

SAMEDI

La Muerte

Rock – Ancienne Belgique (Bruxelles)

Si, musicalement, la bande à Marc du Marais ne fait rien comme les autres, sur scène non plus ! Le décapage d’oreilles se poursuit avec ce concert sur un thème qui lui va comme un gant : « Lovesexfeardeath ». Le groupe emmène dans ses flightcases les Français de Hangman’s Chair et les Néerlandais de Dool. Quant à l’after party (Shazzula & Stel-R au programme), elle aura lieu au Café Central.

Sal La Rocca

Jazz – Le Bouillon Blanc (Bouillon)

Le quartet du contrebassiste italien de Belgique présente son dernier CD. Un album formidable, exaltant, plein d’énergie et de lyrisme à la fois, sophistiqué dans sa conception mais libre dans sa réalisation. Avec Jeroen Van Herzeele, Lieven Venken et Pascal Mohy.

Khaled Mohamed Ali & Hasan Falih

Musique du monde – Bozar (Bruxelles)

Evasion avec deux grands maîtres issus de la « Terre entre deux fleuves ». Khaled Mohamed Ali & Hasan Falih proposent un programme de maqâm irakien classique et instrumental.

Gnawa Diffusion

Musique du monde – Espace Magh (Bruxelles)

Emmené par Amazigh Kateb (le fils de l’écrivain Kateb Yacine), le groupe franco/algérien vient passer à Bruxelles le Nouvel An berbère. Deux bonnes raisons au moins de ne pas passer à côté : il exprime son engagement dans un mélange de chaâbi, de gnawa, de rock, de reggae, de punk et d’autres musiques traditionnelles du Maghreb, et puis son dj s’appelle Boulaone. Et si ça c’est pas festif…

Music Show Scotland

Forest National

Joueurs de cornemuse, percussionnistes, musiciens, danseurs… Un programme dédié à la musique et la danse celtiques, associant aussi divertissement et humour. Une production réunissant plus de 200 artistes sur scène.

SAMEDI et DIMANCHE

Ramdam Festival

Cinéma – Imagix (Tournai) jusqu’au 22 janvier

Le festival du film qui dérange : des films d’aujourd’hui, mais aussi d’hier, reflétant le monde d’ici et d’ailleurs et disant, dans toutes les langues, quelque chose de la marche de l’humanité qu’il est urgent d’entendre, de voir… et de ne pas oublier.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Un seul et même billet dans une zone de 11,5 km autour de Bruxelles
: c’est bientôt une réalité. Reste à s’entendre sur les prix...

    Bruxelles: la grille tarifaire de la zone RER ne passe pas

  2. Les deux jeunes filles continueront «
jusqu’à ce que ce que les choses changent
».

    Anuna et Kyra, deux jeunes en grève pour le climat

  3. 1701-immigration choisie-SANS

    Asile: le défi du parrainage

Chroniques
  • «Les grands maux commencent par des mots»

    Pour les historiens de la Seconde Guerre mondiale, l’année 2019 sera faste, avec les commémorations du débarquement en Normandie, de la libération de la France et de la Belgique, et de la bataille des Ardennes. Déjà, les livres s’accumulent sur les tables des librairies et, à la télévision, les programmateurs ressortent des tiroirs les immenses succès que furent les films Le Jour le plus long, Il faut sauver le soldat Ryan et la série Frères d’armes.

    C’est comme si on entendait à nouveau la voix du général de Gaulle, le 25 août 1944 à l’hôtel de Ville de Paris, clamant devant une foule en liesse. «  Nous sommes ici chez nous dans Paris levé. Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré !  ». Ou l’annonce, vibrante, lyrique, de la libération de Bruxelles sur les ondes de la Radio nationale belge le 4 septembre 1944.

    Ce 75e anniversaire ne sera pas seulement un...

    Lire la suite

  • Brexit: c’est par où la sortie?

    Quelles que soient les erreurs européennes – et on ne peut douter qu’il y en a eu – dans la négociation de l’accord sur le Brexit, il est indéniable que c’est au Royaume-Uni que réside le problème nucléaire de cette affaire qui secoue l’Europe. La position dans laquelle ce pays et ses dirigeants se sont placés ressemble à ce sas de sous-marin qui peut ouvrir sur plusieurs issues. Alors que l’eau a déjà submergé la partie du vaisseau qu’ils viennent de quitter en refermant la porte étanche derrière eux, les membres d‘équipage se disputent...

    Lire la suite