RD Congo: les violences post-électorales ont fait huit morts jeudi, selon la police

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Huit personnes, cinq civils et trois miliciens, ont été tuées jeudi lors des violences post-électorales en République Démocratique Du Congo électoraux donnant provisoirement vainqueur l’opposant Félix Tshisekedi, d’après un bilan définitif de la police.

« Dans l’opération de rétablissement de l’ordre public jeudi à Kikwit, le nouveau bilan est de cinq morts » parmi les civils, a déclaré vendredi le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale congolaise.

« La police nationale congolaise dément avoir enregistré deux morts dans ses rangs, mais confirme la mort de l’épouse d’un inspecteur de police parmi les cinq personnes tuées », a-t-il précisé.

« La police compte aussi 17 blessés dans ses rangs » à Kikwit, a ajouté l’officier, indiquant que l’émetteur de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) avait été saccagé par des manifestants.

La veille, le chef de la police de Kikwit, le général Dieudonné Mutepeke, avait déclaré à l’AFP que deux policiers avaient été tués lors de la répression d’une manifestation des partisans de l’opposant Martin Fayulu, arrivé deuxième à la présidentielle et qui conteste les résultats provisoires. Son camp a revendiqué vendredi la victoire avec 61 % des voix.

Dans la province du Kasaï, deux tentatives « d’incursions de miliciens » ont été repoussées par l’armée. Trois miliciens ont été tués, selon la police.

Les résultats de la présidentielle du 30 décembre en RDC ont été publiés jeudi et accueillis par des foules de jeunes en joie dans les rues de Kinshasa, Kananga, Mbuji-Mayi, Goma, Lubumbashi.

Mais les pro-Fayulu – réunis au sein de la coalition Lamuka soutenu par l’ex-gouverneur du Katanga en exil Moïse Katumbi et l’ancien chef de guerre et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba –, ont protesté à Kisangani, dans quelques quartiers de Kinshasa et surtout à Kikwit, un de ses fiefs.

M. Fayulu annoncé qu’il allait saisir la Cour constitutionnelle samedi afin d’exiger le « recomptage des voix ».

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