Les deux premiers «enfants du djihad» peuvent revenir de Syrie

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Deux premiers enfants de combattants syriens vont pouvoir venir en Belgique. Le gouvernement a chargé les services diplomatiques belges en Turquie de délivrer les documents de voyage nécessaires à deux fillettes de deux et quatre ans, a confirmé le cabinet de Maggie De Block (Open Vld), ministre de l’Asile et de la Migration, aux journaux du groupe Mediahuis.

Il s’agit des deux filles d’Amina Ghezzal (29 ans) originaire de Beverlo (Beringen). La mère avait fui de Syrie fin 2017 avec ses enfants. Elle est aujourd’hui incarcérée en Turquie, où elle a été condamnée à 10 ans de prison maximum. Étant nées en Syrie et n’ayant pas d’acte de naissance belge, les fillettes sont bloquées en Turquie depuis un an. Leur père, le djihadiste Abdelkarim Elouassaki, est mort en Syrie.

Six autres enfants

Un tribunal bruxellois a ordonné le mois dernier à l’État belge de délivrer des papiers d’identité pour les fillettes, sous peine d’astreinte.

La Belgique négocie toujours le retour de six autres enfants avec les autorités kurdes au nord de la Syrie. Quelque 115 enfants de combattants belges seraient aujourd’hui en Syrie et en Irak.

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