«La Berezina» des Belges, la dernière de Murray : le débrief de l’Open d’Australie (vidéos)

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Ça y est ! L’Open d’Australie 2019 a commencé la nuit dernière de l’autre côté de la planète. Alors que la Belgique « dormait » encore, les meilleurs joueurs mondiaux ont presté sous la canicule de Melbourne. Après la première journée de la quinzaine, on fait le point pour vous !

Et un, et deux, et trois Belges éliminées…

Sur les six Belges engagés (chez les hommes et chez les femmes), trois ont déjà pris la porte de lundi à l’Open d’Australie. Ysaline Bonaventure (WTA 129), issue des qualifications, avait ouvert le bal des… éliminations en début de journée. La joueuse a été battue en trois sets (2-6, 6-4, 6-4) par l’Américaine Sachia Vickery (WTA 123). C’était ensuite au tour de Kirsten Flipkens (WTA 50) de se faire sèchement écarter (6-1, 6-1) par la Biélorussie Aliaksandra Sasnovich (WTA 31). La troisième joueuse en lice, Alison Van Uytvanck (WTA 52), a, elle, été vaincue par la tenante du titre, la Danoise Caroline Wozniacki (WTA 3). Malgré une belle bataille, la Belge a été vaincue en 1 heure et 33 minutes sur le score de 6-3, 6-4.

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Chez les femmes, il ne reste donc plus qu’Elise Mertens (WTA 12) qui affrontera la Slovaque Anna Karolina Schmiedlova (WTA 77) ce mardi. Alors que, chez les hommes, la Belgique peut encore compter sur Steve Darcis et David Goffin qui entreront en lice aussi ce mardi.

Rafael Nadal, le retour gagnant

Genou droit, abdominaux, arthroscopie de la cheville droite, puis alerte à la cuisse gauche tout début janvier : depuis son abandon en demi-finale de l’US Open début septembre, le corps de Nadal (ATP 2) a grincé de toutes parts. Pour son retour sur le circuit, l’Espagnol aux 17 titres en Grand Chelem a rassuré sous la chaleur australienne en maîtrisant l’invité australien James Duckworth en 2h15 (6-4, 6-3, 7-5). « Ce n’est pas facile de revenir après plusieurs mois sans compétition, surtout face à un joueur très agressif sur chaque point, c’est difficile de trouver son rythme. C’est toujours difficile de reprendre après une blessure, je sais de quoi je parle », a déclaré « Rafa », qui ne s’était testé qu’à travers deux exhibitions, à Abou Dhabi fin décembre et à Sydney il y a une semaine.

Quelques minutes après la fin de la rencontre, Nadal a provoqué un « petit buzz » à Melbourne en surprenant un journaliste italien, victime du jet-lag, en train de s’endormir en pleine conférence de presse. « Ça ne doit pas être intéressant aujourd’hui. Buongiorno Ubaldo. Je sais que tu fermais les yeux pour mieux te concentrer », s’est amusé le joueur espagnol.

Andy Murray : une ovation et puis s’en va

Pour son dernier Open d’Australie, trois jours après avoir annoncé avec émotion sa fin de carrière imminente, Andy Murray, terrassé par sa hanche droite, se mesurait à l’Espagnol Roberto Bautista (24e), tombeur du N.1 mondial Novak Djokovic début 2019. En rentrant sur le terrain, le Britannique a été ovationné par le public de Melbourne. Un moment unique qui restera sans doute dans la tête de Murray durant de longues années.

Sur le court, la donne a été diamétralement opposée. En difficulté face au coriace Espagnol, l’Écossais s’est accroché, mais a finalement dû renoncer en cinq sets (6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 6-2). Le champion de 31 ans a donc disputé son dernier à l’Open d’Australie. Reste maintenant à voir jusqu’à quel moment précis de la saison il pourra prester. Depuis le début de sa carrière, Murray avait atteint à cinq reprises la finale du tournoi australien, sans jamais y être sacré.

Federer démarre en douceur

Alors qu’il fait partie des grands favoris au titre, Roger Federer a parfaitement commencé sa quinzaine australienne. Le Suisse (ATP 3) s’est facilement imposé au premier tour face à l’Ouzbek Denis Istomin (ATP 99) en trois petits sets (6-3, 6-4, 6-4). Il s’agit là d’une entrée en matière réussie pour celui qui s’est imposée à six reprises à Melbourne (2004, 2006, 2007, 2010, 2017, 2018).

Au second tour, le champion, qui est à la recherche d’un 100e titre sur le circuit mondial, défiera le Britannique Daniel Evans (ATP 90).

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