Elio Di Rupo: «Bart De Wever veut diviser la Belgique» (vidéo)

© Le Soir/Sylvain Piraux
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Pour le président du parti socialiste, Elio Di Rupo, « voter pour le parti socialiste, c’est faire en sorte qu’on ne divise pas notre pays ». « Bart De Wever veut diviser la Belgique notamment à travers la sécurité sociale, c’est son concept du confédéralisme. (…) C’est nous - les socialistes - qui représentons le plus la protection de l’ensemble des citoyens du pays », a-t-il expliqué.

Et Di Rupo de préciser : «  Je ne veux pas qu’on scinde la sécurité sociale et, non, je ne suis pas pour le confédralisme  ».

Le président de la N-VA Bart Wever a annoncé ce lundi qu’il tirerait la liste de son parti à Anvers pour les élections régionales. Il est candidat à la ministre-présidence de la Flandre. L’ex-vice-premier ministre, Jan Jambon, sera quant à lui candidat aux élections fédérales en province d’Anvers et ambitionne de devenir Premier ministre s’il recueille un « plébiscite ».

Les deux hommes ont dit leur ambition de combattre la «reconquista» annoncée vendredi par le président du PS, Elio Di Rupo, lors des voeux de son parti, et de protéger une Flandre qui s’inscrit dans le modèle « d’Europe du Nord-Ouest » à la manière de l’Allemagne ou des Pays-Bas.

NV-A vs PS

«  La reconquista est annoncée. Le PS a proclamé qu’il voulait reconquérir le pouvoir et a un programme pour revenir en arrière sur toutes les réformes socio-économiques qui sont nécessaires (…) Cela fait penser aux ravages provoqués par François Hollande après Nicolas Sarkozy », a expliqué M. De Wever lors d’une conférence de presse au parlement flamand. «  Si le but est de reconquérir le pouvoir, nous allons défendre le bastion Flandre. La reprise du pouvoir par le PS doit à tout prix être évitée. »

La réponse à la «reconquista» du PS est le confédéralisme, a répété le leader nationaliste, avant de préciser, en écho aux mises en garde de M. Di Rupo quelques heures plus tôt, que son modèle prévoyait une solidarité «transparente et efficace» entre la Flandre et la Wallonie.

► Elio Di Rupo contre le confédéralisme : « Il y a 5 milliards de transfert de sécurité sociale vers la Wallonie »

 
 
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