Procès du Musée juif: « Nemmouche n'est pas la personne qui a appuyé sur la détente», affirme la défense

© Reuters
© Reuters

M ehdi Nemmouche n’est pas la personne qui a appuyé sur la détente et nous allons vous énoncer certaines preuves qui le démontrent», a déclaré Me Henri Laquay, lisant l’acte de défense de Mehdi Nemmouche, mardi après-midi, devant la cour d’assises de Bruxelles, lors du procès de l’attentat au Musée juif en mai 2014.

«La première preuve de l’innocence de Mehdi Nemmouche est que le tireur a manipulé par trois fois la porte d’entrée du musée. Or, l’ADN de Mehdi Nemmouche n’est pas sur cette porte», a déclaré Me Laquay. «Et il apparaît de l’analyse des images de vidéo-surveillance que le tireur ne portait pas de gants.»

L’ADN de l’accusé n’a pas non plus été retrouvé sur la détente du revolver qu’il avait dans sa veste au moment de son arrestation, alors que le tueur a utilisé ce revolver, a souligné le pénaliste.

« Il se sentait menacé par le véritable assassin »

Si le profil génétique de Mehdi Nemmouche se trouve bien à divers endroits de la kalachnikov, c’est parce que celui-ci l’a manipulée pour vérifier qu’elle n’était pas armée lorsqu’il l’a trouvée, avance son avocat. Et s’il a emporté le revolver, c’est parce qu’il se sentait «menacé par le véritable assassin et ses complices». A Marseille, il se «laisse arrêter, presque soulagé, par un simple douanier», a encore dit Me Laquay.

Selon son avocat, Mehdi Nemmouche a été «piégé» dans des circonstances qui seront précisées ultérieurement. La défense réclame par ailleurs le visionnage public des images de vidéo-surveillance du musée.

Ce mardi vers 13h, la cours a décidé de récuser un juré pour avoir travaillé avec l’un des juges d’instruction. Le procès avait alors été suspendu durant plusieurs heures.

Suivez le procès en direct

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous