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Brexit: «L’humiliation» du «soldat» May et son «dead deal» à la Une des journaux britanniques

Les députés britanniques ont rejeté à une majorité écrasante l’accord de sortie de l’Union européenne.

Temps de lecture: 3 min

À la chambre des Communes, le traité conclu par Theresa May n’a obtenu que 202 voix contre 432, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920. Ce vote historique a plongé le Royaume-Uni dans le flou quant à son avenir, à deux mois et demi du Brexit, prévu le 29 mars.

« Une défaite historique »

Les journaux britanniques parlent d’une « défaite historique » pour Theresa May. « Une défaite historique », titre le « Times », tout comme le « Guardian » et le « Financial Times » .

© AFP
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Le tabloïd conservateur « Daily Mail », pro-Brexit, estime que Theresa May « se bat pour sa vie ». Son accord s’est écrasé, « crushed » en anglais, mot qu’on retrouve dans quasi tous les quotidiens d’Outre-Manche.

« L’ampleur de la défaite est inédite pour un Premier ministre dans l’histoire moderne  », note le « Financial Times ». Le « Guardian » et le « Times » titrent aussi sur une « défaite historique ».

« Une humiliation totale », écrit de son côté « The Daily Telegraph ».

« Dead deal »

L’accord négocié par le gouvernement May et l’Union européenne est mort et enterré, explique « The Sun » au moyen d’un photomontage et d’un néologisme : sous le mot « Brextinct », contraction de Brexit et d’extinction, le tabloïd fait apparaître Theresa May sous les traits d’un dodo, un oiseau issu de l’île Maurice aujourd’hui disparu.

« A dead deal »(un deal mort) pour « The Independent » qui explique qu’il ne reste plus que comme solution de refaire un référendum final.

© AFP
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What’s next ?

« Le soldat May peut-elle continuer malgré le Brexit », s’interroge le « Financial Times « qui présente les différentes options qui se présentent désormais les différentes issues possibles.

« Pas d’accord, pas d’espoir, pas de piste, pas de confiance », titre le « Daily Mirror ».

L’édito du « Guardian  » résume ainsi la situation : «  Après la défaite impressionnante de May, notre pays se retrouve perdu et à la dérive. » La Première ministre, qui a «  renforcé les divisions au sein de son parti plutôt que de les résoudre », doit désormais « faire preuve d’humilité et en appeler à ses opposants  » pour éviter un « no deal ». Le journal de centre gauche appelle les parlementaires à « innover » et à « coopérer » pour «  prendre le contrôle du Brexit » et Theresa May et Jeremy Corbyn « à ne pas se mettre sur leur passage ».

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11 Commentaires

  • Posté par BUSETTI Emmanuel, mercredi 16 janvier 2019, 14:15

    L'ensemble de leur classe politique se livre à des petits jeux de pouvoirs (pour le conserver ou le prendre), incapables de se hisser à la hauteur de l'enjeu. Avec de tels élus, ils ne sont pas sortis de l'auberge.. sans jeu de mot. J'aurais cru les British bien meilleurs quand il s'agit d'écrire leur histoire.

  • Posté par Monsieur Alain, mercredi 16 janvier 2019, 12:21

    Peut-être que la perfide Albion s'était-elle imaginée pouvoir façonner ses relations avec le continent européen comme elle l'a "toujours" fait : à sa guise et pour son plus grand profit.

  • Posté par BRASSIENE Jean-Louis, mercredi 16 janvier 2019, 11:40

    L'annulation pure et simple du Brexit serait une façon de siffler la fin de la récréation pour tous ces populistes qui se sont imposés sur la scène européenne en profitant des faiblesses de nos démocraties. Malheureusement, il est probable que May et sa bande ne perçoivent pas les choses de la même manière et préfèrent plutôt la fuite en avant. Mais quelle que soit l'issue de cette affaire, la facture sera salée socialement. Et je ne parle pas des divisions qui ne manqueront pas d'alimenter la contestation voire un climat insurrectionnel.

  • Posté par Bettens Michel, mercredi 16 janvier 2019, 11:00

    Moi, je ne faisais aucune illusion et je savais que ce serait "No deal" Nous perdons notre temps depuis plus de deux ans avec eux et il est temps de s'organiser pour leur infliger de lourdes taxes pour vendre en Europe ! Il faut aussi montrer l'exemple à l'Italie, la Grèce etc..

  • Posté par Van Obberghen Paul, mercredi 16 janvier 2019, 12:17

    Mais l'inverse est aussi vrai, et le R.U. pourra aussi imposer de lourds tarifs à l'importation des biens européens. Un que cette situation ne réjouit pas du tout, c'est Airbus dont une partie significative de ses avions est construites au R.U., dont les ailes. Et le fournisseur d'une partie de ses moteurs: Rolls-Royce.

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