Naxhelet se prépare à accueillir une vie autour du golf

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Pour les amoureux de la nature, vivre au bord d’un golf est un luxe. Initié par Françoise et Bernard Joly (en médaillon), le projet immobilier de Naxhelet se propose d’offrir aux futurs propriétaires un cadre de vie exceptionnel.
Pour les amoureux de la nature, vivre au bord d’un golf est un luxe. Initié par Françoise et Bernard Joly (en médaillon), le projet immobilier de Naxhelet se propose d’offrir aux futurs propriétaires un cadre de vie exceptionnel. - D.R.

Située pratiquement à mi-chemin entre Liège et Namur, la commune de Wanze abrite depuis 2014 le Naxhelet Golf Club, un parcours de 18 trous récemment primé comme étant hautement écologique.

Françoise et Bernard Joly.
Françoise et Bernard Joly. - Luc Viatour.

C’est que ses heureux propriétaires, à savoir Bernard et Françoise Joly, tiennent au respect de la nature comme à la prunelle de leurs yeux. Couple de Bruxellois, ils ont atterri dans la région il y a 33 ans. Un peu par hasard et sans imaginer une seule seconde à l’époque… qu’ils ne la quitteraient plus jamais.

Il faut dire qu’entre les feux rouges et les carrefours embouteillés de la capitale et cette commune de Hesbaye où, si l’on tend l’oreille, on pourrait presque entendre ses propres battements du cœur, il n’y a pas photo.

Construit à proximité d’un château-ferme et le long d’une exploitation agricole (forcément biologique) de 300 hectares où poussent pêle-mêle du froment, de l’avoine, du seigle, de l’épeautre, de l’orge, des pommes de terre, des haricots, des petits pois et même… des fraises et des melons, il n’est pas rare de croiser les plus beaux spécimens de la faune locale. Naxhelet abrite notamment un élevage de moutons ou, pour être tout à fait précis, de brebis d’ardennais roux, soit de gentils quadrupèdes dont seules la tête et les pattes ont la couleur rousse (en fait brune) et qui constituent une espèce menacée.

Naxhelet est un lieu-dit dont les origines remontent aux Romains. Et même si celles-ci charrient des idées belliqueuses (il s’agissait d’un poste avancé de défense du château féodal de Moha), les propriétaires veulent au contraire ouvrir leur domaine au plus grand nombre grâce à un projet immobilier qui ne demande qu’à démarrer.

Articulé autour de six phases, il se promet d’abriter à terme 135 logements. Pour simplifier, on écrira qu’il s’agira de maisons allant de 2 à 4 chambres, sur des surfaces entre 120 et 280 m2, mais le projet comprendra également des logements groupés, à savoir de vastes maisons composées chacune de 6 appartements.

S’étendant autour des trous nº14 et 15, la phase 1 accueillera 23 maisons. « Le golf comprend également un hôtel 4 étoiles supérieur de 35 chambres avec spa et salles de séminaire, un restaurant gastronomique et un bar. Le volet immobilier est le dernier chapitre de l’édifice, confie, non sans une pointe d’évidente fierté, Françoise Joly. A ce jour, deux maisons témoins sont construites à l’entrée du domaine. »

Sur les rails depuis plusieurs années, le projet immobilier s’apprête à entrer dans sa phase décisive. Un problème de raccordement à l’égouttage collectif venant tout juste d’être enfin résolu, les propriétaires des lieux vont pouvoir introduire incessamment sous peu les permis d’urbanisme pour tout ce qui concerne les voiries, les égouts et les trottoirs (pour les phases 1 et 2) et de construction groupée (pour les logements de la phase 1). « Les permis devraient nous être délivrés début avril, explique Olivier Louis, le directeur général adjoint de Naturhome, l’entreprise de construction en bois choisie par les propriétaires pour construire et commercialiser les logements. Nous envisageons de démarrer la commercialisation le 1er avril et la construction des premières maisons juste après l’été, au fil des signatures des promesses de vente. Il faut compter 100 jours ouvrables pour en livrer une. Pour la fin de l’année, nous tablons sur 6 maisons entamées. »

Une façade d’une maison Albatros.
Une façade d’une maison Albatros. - D.R.

Les trois bureaux d’architecture choisis pour le projet ont imaginé quatre typologies de maisons. Trois s’inspirent du langage du golf (birdie, eagle et albatros), la quatrième porte le nom anglais du cygne (Swan), ce gros oiseau palmipède que l’on trouve dans les étangs du parcours, véritables cercueils des balles des golfeurs les plus maladroits.

Tous les logements sont d’inspiration contemporaine. « Il s’agira de maisons en ossature bois pour lesquelles ne seront utilisés que des produits naturels, poursuit Olivier Louis, dont l’entreprise, basée à Gouvy en province de Luxembourg, s’est taillée une jolie réputation dans le domaine au fil de ses 45 ans d’existence. Il s’agira de logements basse énergie, passifs voire même à énergie positive en fonction de leur orientation. En fonction de la parcelle qu’ils auront choisie, les acheteurs auront le choix entre une toiture plate ou une toiture inclinée. Pour les façades, le choix se portera sur des briques ou du crépi. »

Les plus petites maisons démarreront à 200.000 euros, hors TVA et frais d’architecte. Les plus grandes sont estimées à partir de 387.000 euros. « Il s’agit d’un projet à longue échéance puisque nous prévoyons une dizaine d’années pour le mener jusqu’à son terme, intervient Françoise Joly. Si nous parvenons à vendre une maison par mois, nous serions très satisfaits. »

Naturhome possède déjà une liste de 80 personnes qui ont marqué leur intérêt pour le projet. « Cela ne veut pas dire qu’il s’agit de 80 futurs clients, tranche Olivier Louis, mais nous avons tout lieu d’être optimistes car habiter sur un parcours de golf est quelque chose de rare et de précieux qui procure un cadre de vie extrêmement agréable. Et en plus, on a la garantie de ne jamais avoir de constructions qui viendraient gâcher la vue. »

La proximité de l’E42 et de villes comme Namur et Liège, distantes chacune de 30 kilomètres, devrait permettre aux logements du golf de Naxhelet de séduire une belle brochette d’amateurs, pas forcément golfeurs d’ailleurs.

Un golf écologique

Par Paolo Leonardi

Le golf de Naxhelet (dessiné par l’Anglais Martin Hawtree) a reçu le label « G.E.O. » (Golf Environment Organization) en reconnaissance des efforts environnementaux consentis. Il est réputé pour n’utiliser quasiment aucun pesticide et jouit d’un drainage parfait, ce qui permet la pratique du golf toute l’année sauf conditions exceptionnelles. Outre le 18 trous particulièrement vallonné et qui offre de très belles vues sur la vallée (sur certains trous), on retrouve également un 9 trous pitch and putt idéal pour perfectionner ses approches. Neuf autres trous sont également dans le pipe-line, mais les propriétaires attendent, pour les construire, de dépasser la barre des 750 membres. Pour l’heure, le club en compte un peu moins de 700, ce qui, en trois ans à peine, est plutôt louable. La cotisation s’élève à 1.500 euros par an, auquel il faut ajouter un droit d’entrée de 950 euros.

Maisons

Par Paolo Leonardi

Quatre volumétries

Les architectes ont imaginé quatre modèles différents de maisons.

Birdie, le plus petit, totalise 137 m2 et a été pensé comme un grand appartement avec jardin. Au rez : vaste espace de vie ouvert vers l’extérieur. A l’étage : 2 chambres et une grande salle de bain. Pas de garage et pas de configuration en 4 façades, la maison birdie étant toujours jumelée avec une Eagle ou une Swan. Prix : à partir de 199.809 euros, hors TVA et architecte.

Swan est un modèle idéal pour une famille avec 2 enfants. Surface : 196 m2. Trois chambres, 2 salles de bains, garage. Disponibles en 2 versions : avec toit incliné en ardoises ou avec toit plat qui lui donnera une allure plus contemporaine. Pour la façade : crépi ou briques. A partir de 274.837 euros.

Eagle a une surface de 209 m2. Trois chambres, 2 salles de bain et un grand garage. Le grand hall de nuit est équipé d’un espace de rangement et peut servir de bureau. Convient aux grandes familles. A partir de 310.265 euros.

Albatros est la plus grande maison : 255 m2. Quatre chambres et 2 salles de bain de grand confort. Rez : immense espace de vie lumineux, double garage et bureau avec accès extérieur. Convient à une grande famille dont l’un des parents exerce une profession libérale. A partir de 387.265 euros.

Les architectes veilleront à conférer au projet immobilier un aspect de village et non de cité.

La vue golf toujours recherchée?

Par Paolo Leonardi

Située au Bercuit, cette demeure de 7 chambres et 6 salles de bain fait partie du portefeuille de Sotheby’s, mais elle peine à trouver un acquéreur. Elle est sur le marché depuis trois ans.
Située au Bercuit, cette demeure de 7 chambres et 6 salles de bain fait partie du portefeuille de Sotheby’s, mais elle peine à trouver un acquéreur. Elle est sur le marché depuis trois ans. - D.R.

Comment se porte le marché des maisons construites aux abords d’un parcours de golf ? Pas facile de répondre à cette question, tant la situation et l’orientation de ce type de biens, fondamentales lors du choix des acquéreurs, diffèrent d’un endroit à l’autre.

Il ressort toutefois que les ventes sont très complexes et demandent beaucoup de temps. Maisons ou villas trop grandes ou dont le style a mal vieilli, finitions qui demandent à être mises au goût du jour, prix demandé exagéré, nécessité d’un entretien trop important, performances énergétiques qui laissent à désirer, cotisations du club de golf voisin trop élevées : les raisons sont multiples pour expliquer que certains biens restent parfois plusieurs années sur le marché sans trouver un acquéreur.

Biens en rade

Agente chez Sotheby’s International Realty à Bruxelles, Veerle Viérin connaît bien ce segment du marché, mais elle a du mal à expliquer les raisons pour lesquelles certaines villas refusent de sortir de son portefeuille.

Parmi celles-ci on retrouve par exemple une villa de 900 m2 située sur un terrain de 52 a sur le domaine du Bercuit. La fiche du bien renseigne une maison « magnifiquement décorée de marbres et de pierre naturelle de Malte, qui possède actuellement 6 grandes chambres et 5 salles de bain ainsi qu’un appartement indépendant, une piscine intérieure avec dressing/douche, une cave à vin, un gymnase et un home-cinéma. La cuisine avec salle familiale et l’étude ont été dessinées par Clive Christian. Le beau jardin anglais est entouré de bois et du golf ».

Plutôt alléchant comme annonce et pourtant cette demeure, dont le prix est aujourd’hui fixé à 2.950.000 euros, n’a plus eu de visite depuis 9 mois. Pire même, Veerle Viérin l’a rentrée en portefeuille il y a trois ans. « J’ai bien eu plusieurs visites au cours de cette période, notamment de la part d’expatriés installés en Belgique, mais depuis neuf mois, plus rien et ne me demandez pas pourquoi car je n’en sais trop rien !, déplore-t-elle. Le Bercuit est moins “porteur” qu’avant et la maison possède un style un peu USA qui ne plaît pas à tout le monde, c’est vrai. Mais ça n’explique pas tout… »

Pour tenter de relancer les visites, Sothebys ne lésine pas sur les recherches menées auprès d’acheteurs potentiels ainsi que sur la publicité. Une vidéo de la demeure avec un drone a même été réalisée pour montrer aux acquéreurs potentiels l’emplacement exact du bien par rapport au parcours de golf. Le prix a été revu à la baisse mais pas trop. « Trois ans, c’est beaucoup, mais nous avons parfois des biens qui restent encore plus longtemps sur le marché, insiste l’agente immobilière. D’une manière générale, les biens situés autour ou à proximité d’un golf intéressent encore les acheteurs, surtout s’ils sont golfeurs, car vivre au calme et pouvoir s’adonner à sa passion sans devoir prendre sa voiture est un luxe très apprécié. Mais quand on rentre ce genre de biens, on sait qu’on va devoir s’armer de patience… »

 
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