ULI Belgium s’attaque à la problématique du logement abordable

Une des priorités de Xavier Denis, président pour la Belgique de l’Urban Land Institute : « Renouer des liens avec le monde académique et créer des échanges et des partages d’informations. »
Une des priorités de Xavier Denis, président pour la Belgique de l’Urban Land Institute : « Renouer des liens avec le monde académique et créer des échanges et des partages d’informations. » - DR

L’Urban Land Institute (ULI) est une organisation bien connue dans le monde de l’immobilier. Elle rassemble en Belgique plus de 240 membres issus du secteur privé, mais aussi du secteur public et du monde académique. Ces derniers partagent des informations et bénéficient d’un réseau local et international de plus de 42.000 membres.

Xavier Denis, son nouveau président pour la Belgique qui prend également à partir du 1er janvier 2019 la présidence d’AG Real Estate France, entend donner une impulsion nouvelle. « ULI est une organisation qui n’a pas pour but de faire du profit, c’est une organisation de personnes qui partagent des valeurs, une philosophie de l’aménagement du territoire et de la façon dont on pratique l’immobilier. Une de mes priorités en arrivant à la présidence d’ULI Belgium, c’est de renouer des liens avec le monde académique et de créer des échanges et des partages d’informations. Les personnes qui sortent des programmes de formation ont par définition un intérêt assez large par rapport à l’immobilier, que ce soit financier, fiscal, juridique… », poursuit-il.

Et le programme d’ULI Belgium pour 2019 est plutôt alléchant. Le 17 janvier, « Being AAA in a tight real estate market ? », l’événement phare du monde de l’investissement immobilier, rassemblera des acteurs locaux et internationaux du marché de l’investissement immobilier.

Partage d’innovations

Le 19 février, le second événement, Emerging Trends, en partenariat avec PwC, tentera au départ de 900 interviews de dirigeants immobiliers du monde entier de dégager les grandes tendances futures en matière d’immobilier. « La Belgique est reconnue pour le dynamisme et la créativité de son industrie immobilière. Il y a la qualité apportée par les membres, le côté international de la Belgique, très entrepreneuriale, très innovatrice et qui n’a vraiment pas à rougir au niveau mondial », ajoute X. Denis.

Troisième événement plus orienté vers l’ADN d’ULI, c’est-à-dire un partage des innovations en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme, la conférence annuelle qui abordera, le 16 mai prochain, le thème de l’aménagement des villes, les défis de la mobilité, du logement…

ULI Belgium propose aussi des tables rondes sur des thèmes précis comme le rôle des gares dans l’environnement urbain. Cette année, une table ronde sera organisée à Gand autour de la thématique du logement abordable. « C’est un vrai problème dans notre pays. Presque tous les promoteurs proposent des appartements deux chambres, de 80 m2, à 4.000 euros/m2. Par rapport à la réalité du tissu de la population et au budget dont elle dispose, la réponse n’est pas adéquate. Il y a des tabous auxquels nous devons oser nous attaquer tels que des idées reçues qui affirment que si un appartement n’est pas grand, ce n’est pas un appartement de qualité. Mais vaut-il mieux vivre dans un “taudis” de 120 m2 avec des aberrations énergétiques ou développer du résidentiel neuf, petit en termes de mètres carrés mais de qualité. Il faut se poser ces questions. Plus petit ne veut pas dire de mauvaise qualité. Il faut s’approprier la ville de manière différente », conclut Xavier Denis.

Sur le même sujet
UrbanismeBelgique
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «
La manière dont la politique budgétaire reste conçue globalement en Europe privilégie une rigidité qui n’a aucun sens
», dit Paul Magnette. A ses côtés, Olivier Chastel ne dément pas. © Pierre-Yves Thienpont.

    Le face-à-face: Olivier Chastel et Paul Magnette, pas d’accord, pas distants

  2. Manifestations étudiantes ce 21 mai à Alger comme tous les mardis depuis trois mois.

    Algérie: le chef de l’armée tente de mettre la contestation au pas

  3. Chaussée d’Ixelles à Bruxelles, piétons, vélos et bus cohabitent dans un espace semi-piétonnier. © Bruno Dalimonte.

    Les programmes à la loupe: mobilité, gros sous et belles promesses

Chroniques
  • Campagne 2.0: le Vlaams Belang tire son épingle du jeu

    Jusqu’à présent, le moment le plus captivant de la campagne électorale en Flandre a été l’interruption par des activistes climatiques d’un débat électoral entre Guy Verhofstadt, député européen libéral, et Geert Bourgeois, tête de la liste européenne de la N-VA et actuel ministre-président de la Flandre. Ils ont lancé des confettis et des tracts sur les deux hommes politiques, et se sont jetés par terre dès que les agents de la sécurité ont essayé de les écarter du plateau. Après le lancement par la rédaction d’une séquence sur un thème tout à fait différent, les activistes ont été écartés et remis dans les mains de la police. Le débat put reprendre, mais le suspense avait disparu.

    L’insipidité de la campagne électorale en Flandre a, selon moi, plusieurs causes : la proximité des élections précédentes, en octobre dernier, pour le niveau communal, qui à ce moment-là était le premier scrutin depuis plus de quatre ans ; ou encore,...

    Lire la suite

  • Le double combat européen d’Emmanuel Macron

    En politique européenne, vaut-il mieux avoir raison seul, ou avoir un peu moins raison mais en coalisant des forces autour de soi pour faire progresser ses idées ? C’est la question que nous avons posée au président Emmanuel Macron, que beaucoup – y compris ce journal – jugeaient s’être enfermé ces derniers temps dans des positions notoirement minoritaires. Elles ont conféré une image de perdante à la France, particulièrement face à l’Allemagne d’Angela Merkel, sa partenaire que l’on dit beaucoup plus irritée par le président français...

    Lire la suite