Chez Matexi, les quartiers pleuvent à n’en plus finir

Les Promenades d’Uccle, situées sur la commune éponyme au sud de Bruxelles, sont l’un des nombreux projets en cours chez Matexi.
Les Promenades d’Uccle, situées sur la commune éponyme au sud de Bruxelles, sont l’un des nombreux projets en cours chez Matexi. - D.R.

L’année 2018 a été « exceptionnelle » pour le développeur de quartiers Matexi. Le chiffre d’affaires total a frôlé le cap des 400 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de 14 % par rapport à 2017. Les chiffres exacts font état de 398 millions d’euros, contre 348,4 millions en 2017.

Selon un communiqué publié par l’entreprise (créée pour rappel en 1945), cette croissance est due à un élément : les développements urbains. « Il y a plusieurs années, nous avons amorcé, avec une certaine avance sur le marché, le virage vers la reconversion urbaine, annonce fièrement Gaetan Hannecart, le CEO du groupe. L’initiative porte aujourd’hui ses fruits. Les investissements réalisés tant en termes d’acquisitions et de développements qu’en matière de fonctionnement opérationnel de notre entreprise, soutiennent notre vision. »

En clair, Matexi a livré en 2018 1.559 unités d’habitations, dont 673 maisons et 886 appartements. « L’avenir est à la densification urbaine et à la durabilité, un mouvement que Matexi a déjà amorcé il y a 20 ans, poursuit Gaetan Hannecart. Entre-temps, chacun commence à être convaincu qu’il faut épargner, voire réhabiliter si possible, les espaces ouverts. Cela signifie toutefois que la plupart des nouveaux développements indispensables se feront de plus en plus dans des environnements déjà urbanisés. »

Le CEO lance ici un appel aux instances compétentes en matière de délivrance des permis, un domaine qui, on le sait, reste problématique en raison des lenteurs enregistrées. « Tous ces développements ne doivent pas être freinés par de laborieuses procédures d’opposition, expose notre interlocuteur. Cela réclame une reconsidération fondamentale des procédures d’octroi de permis actuelles… »

Ces développements urbains dont il est fait mention plus haut comprennent notamment le réaménagement de la caserne Léopold à Gand, l’éco-quartier I-Dyle à Genappe en Brabant wallon qui comprendra 115 maisons, 130 appartements, mais aussi une crèche, un centre communautaire et même un potager collectif, une nouvelle rue commerçante créée au Kouterdreef à Gand ou encore la reconversion d’une tour de bureaux à Anvers, l’Antwerp Tower. « On peut encore citer le projet intitulé “Quartier bleu” à Hasselt, qui sera équipé d’un réseau d’énergie avec stockage du froid et de la chaleur qui chauffera et refroidira le quartier à l’aide de l’eau souterraine », dit-on encore du côté de l’entreprise qui emploie 350 collaborateurs et possède des bureaux dans chaque province belge, à Bruxelles, au grand-duché de Luxembourg et même à Varsovie où un complexe de 569 unités a été livré et vendu en trois ans à peine.

Mais Matexi est impliqué dans bien d’autres projets : Leopold Views à Bruxelles (reconversion d’une tour de bureaux en appartements), Bétons Lemaire à Ottignies (reconversion d’un site industriel), Green et Champ à Wavre, les Promenades d’Uccle ou encore la Clé des champs à Bouge.

A l’heure actuelle, Matexi développe 600 quartiers dans près de 300 villes et communes. Pour mieux répondre à ce surcroît de travail, l’entreprise a entrepris une révolution en interne avec la mise en place, en juin dernier, d’une organisation par projets pour être au plus près du terrain. En outre, elle recherche aujourd’hui 30 collaborateurs supplémentaires : des ingénieurs, des directeurs commerciaux et des contrôleurs de gestion.

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