Suppression d’emplois chez NLMK: la direction précise que le site de Clabecq perd 50 millions d’euros par an

Suppression d’emplois chez NLMK: la direction précise que le site de Clabecq perd 50 millions d’euros par an

Dans la foulée du conseil d’entreprise extraordinaire convoqué jeudi matin sur le site de NLMK Clabecq, la direction a confirmé devant la presse son intention de réduire l’emploi de 50 % à Clabecq et de développer un plan industriel pour se concentrer sur la fabrication des tôles fines à haute valeur ajoutée qui constituent la spécificité de l’usine.

>NLMK Clabecq tente d’éviter la fermeture, assure l’entreprise

L’intention est donc de se séparer de 290 travailleurs, pour que le site redevienne rentable à l’horizon 2022. Actuellement, a précisé le CEO de NLMK International Ben De Vos, le site de Clabecq accuse une perte annuelle de 50 millions d’euros.

« Nous sommes conscients que ces mesures sont douloureuses, mais elles sont nécessaires et indispensables pour l’avenir. Le marché est très compétitif, il y a aujourd’hui une surproduction au niveau mondial pour les plaques, et une augmentation des mesures protectionnistes en dehors de l’Europe, notamment aux États-Unis qui constituent un marché important pour Clabecq », a précisé Ben De Vos.

Investissements

La direction a confirmé que plusieurs options ont été examinées pour l’avenir du site de Clabecq, dont une fermeture pure et simple alors que le site a bénéficié de 20 millions d’investissements dans les quatre dernières années.

Finalement, un plan industriel en plusieurs axes (concentration sur la spécialité du site, optimisation de l’organisation du travail, augmentation du niveau de polyvalence du personnel, investissements pour les produits de niche, culture axée sur la performance) a été approuvé pour diminuer les coûts et ensuite retrouver la rentabilité en 2022.

« Clabecq a des atouts mais il est trop coûteux aujourd’hui. Nous devons retrouver la rentabilité et nous sommes confiants dans le plan qui a été présenté aujourd’hui pour cela », a encore indiqué Ben De Vos.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Des tout proches de Dimitri Fourny font aussi partie des inculpés.

    Soupçons de fraude électorale à Neufchâteau: qui est responsable des fausses procurations?

  2. Une traversée post-électorale difficile pour Corneille Nangaa, le président de la Céni.

    RD Congo: le président de la Commission électorale dans la tourmente

  3. La série «Chimerica», présentée en compétition officiel du festival, explore les relations est-ouest sur fond de campagne électorale américaine.

    La politique s’invite dans les séries de demain

Chroniques
  • Loi climat: les cahiers au feu et le CO2 au milieu!

    Lorsque la Belgique a navigué jadis sans gouvernement pendant un an et demi, régnait un étrange sentiment d’allégresse et de liberté – sauf dans les milieux politiques. Une atmosphère d’école buissonnière genre « les cahiers au feu et le prof au milieu » !

    Rien de commun avec «  l’ambiance gilets jaunes  » qui agite la France. Là, les manifestants se battent contre les politiques pour leur arracher le pouvoir. Le « peuple » (c’est-à-dire eux) réclame le droit de voter ou de modifier les lois, renvoyer les parlementaires dont la tête ne leur revient pas, tout décider par référendum et son contraire.

    Chez nous, rien de tel. Les citoyens n’avaient aucune envie de toucher...

    Lire la suite

  • 22 mars 2016: temps des victimes, temps judiciaire

    Le temps est un redoutable ennemi. Il affaiblit insidieusement mais inéluctablement la compassion due aux victimes des attentats du 22 mars 2016 mais permet aussi à la société belge de tourner lentement l’une des pages les plus sombres de son histoire. Les commémorations qui auront lieu aujourd’hui ont cette utilité magique : raviver la solidarité à l’égard des victimes et inviter notre société à ne pas tourner la page trop vite en oubliant ce que fut ce matin tragique du 22 mars.

    Trois ans pour...

    Lire la suite