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Mi-mandat de Trump: l’heure n’est pas à la fête à la Maison-Blanche

Dimanche 20 janvier, cela fera exactement deux ans que Donald Trump a accédé à la Maison-Blanche. Deux années pendant lesquelles il a tenu ses pires promesses.

Édito - Chef du service Monde Temps de lecture: 3 min

Qu’on aime ou pas le 45e  président des Etats-Unis, impossible d’échapper à ses sautes d’humeur et ses annonces à l’emporte-pièce. Pas un jour ne passe sans que l’homme le plus puissant de la planète ne fasse parler de lui, surtout par ces tweets dont il a le secret. Ce 20 janvier, Donald Trump « fête » son mi-mandat à la tête des Etats-Unis et on se demande comment il va marquer le coup… L’année dernière, les «pays de merde» en avaient fait les frais.

Avec le bras de fer autour du shutdown – causé par l’absence d’accord sur la loi budgétaire pour 2019 –, l’heure n’est pas vraiment à la fête à Washington. Le locataire de la Maison-Blanche a d’ailleurs décidé de ne pas se rendre au Forum économique mondial de Davos la semaine prochaine pour cette raison. Voulant passer en force avec sa promesse de mur à 5,7 milliards de dollars entre le Mexique et les Etats-Unis, il est bloqué par les démocrates majoritaires à la Chambre.

Mais Trump tient bon, fidèle à lui-même, même si 800.000 fonctionnaires ne sont plus payés depuis un mois.

Depuis qu’il est aux affaires, Donald Trump a réussi à tenir plusieurs promesses électorales. Pas toutes, certes (les grands travaux d’infrastructure par exemple), mais quelques-unes de poids quand même dont la nomination de deux juges très conservateurs à la Cour suprême. Et surtout celles qui ne lui coûtent rien (retrait des troupes déployées à l’étranger, réductions d’impôts, dénonciation d’accords commerciaux, etc.) et peuvent lui rapporter gros, c’est-à-dire d’être réélu en 2020. Toute son action est guidée par cette seule envie.

À lire aussi Une longue liste de promesses... tenues ou oubliées

S’il parvient à garder le cap durant les deux dernières années de son mandat, il aura peut-être une chance de remporter la mise. Aux Etats-Unis, on peut en effet devenir président avec 25 % des voix. Jusqu’à présent, son clientélisme ciblé sur les classes moyennes blanches et les conservateurs lui a plutôt bien réussi. Mais depuis les « midterms » et la victoire des démocrates, ses chances de réussite sont moins évidentes.

Si son bilan au niveau des promesses tenues/non tenues est plutôt positif, son style, par contre, l’est nettement moins. Vulgaire, choquant, multipliant les invectives, l’homme d’affaires et de téléréalité reconverti en président n’a toujours pas adopté la stature de sa fonction. Vu son caractère et son parcours, peu de chance qu’il change de posture un jour.

Sera-t-il rattrapé par les affaires qui se multiplient ? C’est la grande inconnue. Vendredi, par exemple, on apprenait que Donald Trump aurait ordonné à son ex-avocat Michael Cohen de mentir devant le Congrès sur ses projets immobiliers à Moscou. Si l’obstruction à la justice et la subornation de témoin sont confirmées, cela pourrait lui coûter cher. L’heure n’est pas à la fête à la Maison-Blanche.

Notre dossier sur le mi-mandat de Donald Trump

 

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1 Commentaire

  • Posté par Stenuit Fernand, mardi 19 février 2019, 5:19

    Trump a été élu...sur quels critères?? celui d'une grande gueule et d'un petit cerveau , ce qui est le lot de ses électeurs .

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