Bruxelles: pas de plan définitif pour le projet Mediapark avant les élections

Le plan d’aménagement directeur du projet Mediapark, dans le quartier Reyers, devrait arriver sur la table du gouvernement régional en février.
Le plan d’aménagement directeur du projet Mediapark, dans le quartier Reyers, devrait arriver sur la table du gouvernement régional en février. - D.R.

On l’écrivait mardi : le plan d’aménagement directeur (PAD) du projet Mediapark, dans le quartier Reyers, devrait arriver sur la table du gouvernement régional en février. Un PAD censé fixer les grandes lignes de ce nouvel « écosystème médias » tracées par Perspective.brussels et comprenant les superficies, affectations, caractéristiques des constructions, espaces publics et autre organisation de la mobilité. Une fois approuvé en première lecture par le gouvernement, le PAD connaîtra une phase d’enquête publique de soixante jours, étape très attendue par les riverains.

Troisième étape ? Une modification et une deuxième lecture par les ministres bruxellois tenant compte des résultats de cette enquête publique. Seulement voilà, cette démarche-là n’aura sans doute pas lieu sous la majorité actuelle, selon la secrétaire d’Etat à la Région Cécile Jodogne (Défi).

Dans un courrier adressé au président du comité de riverains Mediapark, elle a en effet affirmé jeudi : « Étant donné le timing de ces différentes étapes, il est fort probable que l’actuel gouvernement n’aura pas l’occasion d’approuver le PAD en deuxième lecture. Cette tâche sera donc confiée au prochain gouvernement, à qui les résultats de l’enquête publique seront communiqués afin de pouvoir les intégrer dans le PAD. »

« Le temps nécessaire à la concertation »

Un délai qui implique, a précisé vendredi son cabinet, de « faire le choix de laisser le temps nécessaire à la participation citoyenne et à la concertation de faire leur travail ». Cécile Jodogne a ainsi exprimé, suite à cette annonce, « un peu de regret certes mais le sentiment d’aller dans la bonne direction en laissant tout le temps et l’espace à la participation citoyenne, à la concertation et à l’enquête publique de se dérouler ».

C’est donc la première fois, réagit Guy Castadot, président du comité Mediapark, que l’éventualité d’une seconde lecture lors de la prochaine législation est abordée par écrit par un membre du gouvernement bruxellois. « C’est ce que nous demandons depuis le début, ajoute-t-il, que ce soit le futur gouvernement qui décide, et en négociation avec les comités de quartier. Et quid de l’enquête publique encore sans date fixe ? La période préélectorale devrait un peu refroidir certains politiciens du gouvernement. Et certaines gestions des administrations impliquées sont aussi sans doute un peu à la traîne… »

Voilà qui donne encore quelques incertitudes quant au calendrier de ce projet rassemblant sociétés de médias et 2.500 nouveaux logements, inscrit dans l’accord de majorité 2014-2019 et annoncé à l’époque à l’horizon 2020…

Sur le même sujet
EnquêteÉcosystème
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La ministre compétente Marie-Christine Marghem (MR) s’était plusieurs fois plainte de rencontrer très peu d’intérêt chez les ministres compétents au sein des Régions.

    Le développement durable est le cadet des soucis de la Belgique

  2. Boulanger, un métier devenu bien compliqué ces dernières années.

    Le déclin des boulangeries wallonnes

  3. d-20190129-3QZDPD 2019-01-29 17:23:46

    Bruxelles: il faut trouver de nouvelles réponses à la crise du logement

Chroniques
  • Iran-USA: la souris qui rugissait

    C’est un « piège à cons », avais-je relevé ici même. Dès lors que Donald Trump est sorti de l’accord contraignant et contrôlé destiné à empêcher l’Iran de se doter éventuellement de l’arme nucléaire, ce pays n’avait pas le choix : soit se coucher et perdre la face, soit répliquer en reprenant, par exemple, fût-ce à petite échelle, les opérations d’enrichissement de l’uranium.

    Et c’est alors Donald Trump qui était piégé. Il était contraint de réagir, sauf à être considéré comme celui qui aurait permis à l’Iran de progresser en direction de la confection de la bombe.

    Des flambées un peu partout

    Réagir, mais comment, puisqu’il avait déjà accumulé...

    Lire la suite

  • Europe: le grand gâchis des chefs d’Etat

    A la fin de cette semaine, la Commission européenne aura (en principe) un nouveau président. Homme ou femme, quelles que soient ses qualités intrinsèques, il ou elle sera le produit d’une vraie déception démocratique et d’un moment qui ne grandit pas la mécanique européenne de pouvoir. Le processus qui l’aura fait sortir du lot renoue en effet avec les travers d’antan : la vieille méthode du choix de l’entre-soi, du fait de princes qui se mettent d’accord sur un nom au terme de palabres tenues dans le plus grand secret....

    Lire la suite