Procès Nemmouche: une bénévole du Musée juif a tenté d’atteindre un bouton d’alarme avant d’être abattue

© Belga
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Dominique Sabrier, employée bénévole du Musée juif de Belgique, a tenté d’atteindre un bouton d’alarme avant d’être abattue par des tirs de kalachnikov le 24 mai 2014, est-il apparu mardi sur les images des caméras de vidéo-surveillance de l’institution présentées devant la cour d’assises de Bruxelles.

Les juges d’instruction reviennent sur tout le déroulement de l’enquête

Sur les images, commentées par le chef d’enquête devant la cour, on aperçoit d’abord l’employée française de 66 ans et son collègue Alexandre Strens s’adresser à deux visiteuses du Musée, dans le local d’accueil. Ils dirigent ces dernières vers l’espace d’exposition temporaire, situé de l’autre côté de la cour intérieure.

Les deux femmes sont suivies par le couple Riva, qui venait d’arriver sur les lieux. Alexandre Strens quitte alors le local pour aller renseigner le couple israélien, avant de revenir à l’accueil. Emanuel et Miriam Riva se ravisent et se dirigent vers la sortie, où ils seront abattus quelques instants plus tard.

Nez-à-nez avec le tueur

Alexandre Strens et Dominique Sabrier n’étaient pas en mesure de voir ce qui venait de se produire à quelques mètres d’eux mais, alertés par les coups de feu, la bénévole s’est levée et le jeune homme s’est dirigé vers la porte du local d’accueil, qu’il avait laissée ouverte quelques minutes plus tôt.

Il se retrouve alors nez-à-nez avec le tueur, qui l’abat immédiatement. L’assaillant se tourne ensuite vers Mme Sabrier, mais ne parvient pas à tirer avec son revolver. Il recule alors hors du local pour se saisir de sa kalachnikov, avec laquelle il tire dans la porte, qui s’était entre-temps refermée et verrouillée, avant de faire feu sur l’employée.

Celle-ci tente, dès qu’elle aperçoit le tueur, d’atteindre un bouton d’alarme située derrière le bureau qu’elle occupe. Les images ne permettent cependant pas de déterminer si elle a bien pu l’enclencher. Dominique Sabrier décède sur place, atteinte par trois tirs de kalachnikov.

 
 
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