Accueil Société

Tribunaux en manque d'effectifs: l’appel à l’aide des magistrats

Le premier président de la Cour d’appel de Mons lance un cri d’alarme : « La Justice craque de partout. » Philippe Morandini demande donc aux parlementaires de voter les crédits nécessaires pour que les cours et tribunaux disposent des moyens humains auxquels ils ont légalement droit.

Article réservé aux abonnés
Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 6 min

Philippe Morandini n’est pas un habitué des déclarations fracassantes, respectant plutôt le devoir de réserve du magistrat. Mais cette fois, c’est un vrai cri d’alarme que lance le premier président de la Cour d’appel de Mons. Qui interpelle les parlementaires sur l’état de la Justice, précisément sur le nombre insuffisant de magistrats et greffiers, faute de remplir le cadre pourtant prévu par la loi. Pourquoi se tourner vers les parlementaires ? Parce que le gouvernement étant en affaires courantes, ce sont eux qui sont en mesure de voter, via les douzièmes provisoires, les crédits suffisants pour que les moyens humains définis par la loi soient effectivement attribués aux cours et tribunaux.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

4 Commentaires

  • Posté par BUSETTI Emmanuel, mercredi 23 janvier 2019, 10:25

    Les acteurs judiciaires sont trop timorés face à l'ampleur de la situation. Ils devraient stopper le flux de nouvelles affaires (hormis les plus graves) jusqu'à ce que l'arriéré soit résorbé, c'est la seule manière de faire bouger les choses. Car la situation est bien plus grave que décrite: La justice concentre ses maigres moyens au pénal, qui reste avec des échéances de 2 à 4 ans, mais au détriment du civil, où un grand nombre d'affaires dépassent désormais les 10 ans. Par exemple en droit de la construction ou financier.

  • Posté par Van Steen Willy, mercredi 23 janvier 2019, 9:34

    Le vrai problème est que la justice est encore, et heureusement, une fonction régalienne nationale! Ça n'intéresse pas les partis séparatistes style Bélang ou nva. Le travail de sape de la part de ces partis a déjà causé bien des ravages et bien des discriminations entre belges. Ne cherchons pas ailleurs les causes de cette obsolescence programmée!

  • Posté par Bricourt Noela, mercredi 23 janvier 2019, 9:24

    J'oubliais de dire que le Ministre de la Justice estime que le pouvoir judiciaire doit être considéré et traité comme une entreprise. C'est pas beau çà et il ose le dire. Faut donc dégraisser. Ici, Monsieur Morandini, c'est pourtant le chef d'entreprise qui explique ce qu'à juste titre il ne parvient plus à admettre et à comprendre dans l'indifférence totale et générale.

  • Posté par Bricourt Noela, mercredi 23 janvier 2019, 9:04

    Les députés n'ont pas le temps de se préoccuper du pouvoir judiciaire qui n'a jamais rien représenté pour eux et rien pour leurs électeurs. Au contraire. Parlez plutôt d'un bon discours sécuritaire, de la peur de l'autre, de la peur de tout en général, de la haine de l'autre qui est responsable de vos difficultés financières. Voilà qui est porteur et qui peut rapporter des voix . Pucer votre chat, arrêter votre moteur( comme si on était assez sot et assez riche pour laisser un véhicule à l'arrêt moteur allumé), c'est facile à comprendre pour l'électeur et pour le ministre (je sais pas fédéral). La Justice, ces empêcheurs de tourner en rond, vous rigoler… Tout le monde se moque pas mal de ce qu'elle devrait représenter. Et pourtant, l'école est obligatoire jusque l'âge de 18 ans.

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs