L’immobilier européen à la fête à Bruxelles

L’immobilier de logistique reste un créneau porteur, surtout le long des grands axes routiers de Belgique et d’ailleurs.
L’immobilier de logistique reste un créneau porteur, surtout le long des grands axes routiers de Belgique et d’ailleurs. - coralie cardon.

Le 9 janvier dernier, l’EPRA (European Public Real Estate Association) organisait, pour la première fois, son événement Insight à Bruxelles. Le succès était au rendez-vous : une centaine de professionnels du secteur immobilier ont répondu présents.

« Dans le cadre de notre vingtième anniversaire, nous sommes ravis d’avoir planifié notre événement annuel à Bruxelles en partenariat avec le bureau d’avocats Loyens & Loeff. C’est une première ! Fort de ce succès, nous confirmons déjà que l’EPRA organisera un événement similaire en janvier 2020 », s’est réjoui Dominique Moerenhout, CEO de l’EPRA.

Cette dernière est l’association qui est en charge de la promotion, du développement et de la représentation du secteur immobilier européen. Et le secteur de l’immobilier coté belge, dont la capitalisation boursière s’élève à quelque 15,5 milliards d’euros, n’a pas à rougir face à ces voisins européens.

C’est ce qu’ont montré les experts de KBC Securities et le panel de grands acteurs de l’immobilier belge, actifs dans les secteurs du bureau, de la logistique, des soins de santé, du self-storage… qui ont participé au débat.

En 2018, alors que la plupart des Bourses étaient en plein marasme, l’immobilier coté a bien performé en Belgique (+ 8,7 %, selon l’index EPRA), une situation qui s’explique par des cash-flows stables, une visibilité à long terme, et une croissance forte. « Emotion, perception, politique, étaient les trois mots-clés de 2018, le sentiment négatif était largement exagéré puisque le marché immobilier a évolué plus positivement que prévu », précise Jan Opdecam, directeur de la recherche chez KBC Securities.

Certaines SIR (sociétés immobilières réglementées) actives dans la logistique comme Montea et WDP ont « surperformé » (respectivement +40 % et +29 %). Et 2019 s’annonce sous les meilleurs augures. « On peut s’attendre à une évolution encore plus positive cette année, de l’ordre de 9 % (NDLR : valeur de l’actif net et dividendes), explique encore Jan Opdecam. La hausse des taux d’intérêt ne devrait pas intervenir avant 2020 ou 2021. Elle devrait de toute façon être assez faible. »

Ces prévisions optimistes ont été confirmées par les panélistes de haut vol présents dans la capitale. La logistique reste un créneau porteur. C’est ce qu’ont rappelé de concert Jo de Wolf, CEO de Montea, et Michel van Geyte, grand patron de Leasinvest, qui n’hésitent pas à franchir les frontières (Pays-Bas, grand-duché de Luxembourg).

Les soins de santé ont également le vent en poupe. Jean-Pierre Hanin, CEO de Cofinimmo, a rappelé que sa société avait considérablement investi dans ce secteur qui représente aujourd’hui 50 % de son portefeuille.

Les investissements alternatifs attirent de plus en plus : logements d’étudiants, data centres, espaces de stockage avec notamment Shurgard dont le CEO Marc Oursin a rappelé que le 15 octobre dernier, sa société a fait l’objet d’une IPO de 575 millions d’euros à Euronext Brussels.

« Pour un grand groupe, il est important de diversifier ses investissements dans ces nouveaux créneaux alternatifs », a rappelé Isabelle Scemama, CEO d’AXA IM Real Assets.

Un point de vue partagé par Serge Fautré, CEO d’AG Real Estate, qui reste par ailleurs réservé quant à l’évolution de certaines SIR. Il estime qu’il existe, pour certaines d’entre elles, un certain décalage entre la valeur réelle et la valeur cotée…

 
 
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