Les jeunes ont boosté l’immobilier en 2018

Les jeunes ont boosté l’immobilier en 2018
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Le dernier baromètre des notaires pour l’année 2018 publié mardi n’a plus aucun secret pour vous (lire les articles dans Le Soir du 23 janvier et sur Le Soir +).

Un élément mérite qu’on s’y attarde : l’influence des jeunes sur l’activité enregistrée tout au long de 2018. Le nombre de transactions a progressé de 1,6 % par rapport à 2017, une hausse de 5,5 % ayant même été enregistrée en Wallonie (Bruxelles a accusé un recul et la Flandre est restée à l’identique). C’est surtout dans la deuxième moitié de l’année (hormis décembre) que l’activité a été la plus intense, surtout pendant les mois d’octobre et de novembre, ce qui a compensé les premiers mois de l’année qualifiés d’« attentistes » par les notaires.

Dans cette activité générale, les jeunes ont été particulièrement actifs et quand on dit jeunes, on parle des moins de 35 ans puisque c’est cette tranche d’âge qui a été la plus active du côté des acheteurs : 42,1 %. Suivent les 36-50 ans (32,7 %), les 51-60 ans (14,8 %) et les plus de 60 ans (10,5 %).

Si l’on se penche sur le profil des vendeurs, en revanche, les plus actifs (41,2 %) sont âgés de 60 ans et plus, les moins actifs étant évidemment les moins de 35 ans (11,1 %). Lorsque les notaires parlent d’acquisitions, ils entendent aussi bien les ventes publiques (dont on sait qu’elles peuvent être réalisées désormais entièrement par internet) que les ventes de gré à gré dont l’acte a été passé en 2018.

« La demande reste élevée, surtout auprès des jeunes de moins de 35 ans qui saisissent l’occasion d’acheter un bien et de contracter un prêt immobilier avec un taux d’intérêt attractif », explique le notaire Renaud Grégoire, porte-parole de la fédération des notaires.

Cette information peut surprendre quand on voit que le prix moyen des maisons a augmenté de 4,7 % (pour atteindre le montant de 251.584 euros) et que celui des appartements a également grimpé de 1,8 % (220.095 euros). Si l’on tient compte de l’inflation en 2018 (+2,2 %), seules les maisons ont vu leur prix augmenter, mais cela fait tout de même des sommes difficilement abordables pour des jeunes quand on connaît la frilosité des banques à leur prêter de l’argent s’il n’y a pas un apport personnel suffisant qui est mis d’entrée de jeu sur la table.

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