Les trains sont de moins en moins ponctuels, selon une étude interne d’Infrabel

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La ponctualité des trains a encore reculé l’an dernier : 87,2 % (88,3 % en 2017) des convois atteignaient leur destination finale ou la première gare bruxelloise de l’axe Nord-Midi avec moins de six minutes de retard sur l’horaire prévu. C’est la troisième année que ce taux recule, toujours sous la norme des 92 %, prévue dans le contrat de gestion.

«  La ponctualité n’est pas bonne et doit effectivement s’améliorer », a commenté un porte-parole d’Infrabel, gestionnaire du réseau ferroviaire. «  Nous, Infrabel et SNCB, devons mettre la main à la pâte », reconnaît-il tout en précisant que les chiffres pour décembre et les premières semaines de janvier étaient déjà meilleurs. «  Mais nous devons continuer à travailler. »

Situation d’autant plus catastrophique en heures de pointe

Le journal De Tijd relayait mercredi une étude interne de la compagnie ferroviaire dans laquelle il apparaît que moins de la moitié des trains belges roulaient avec moins d’une minute de retard l’an dernier. La situation était encore plus catastrophique en heures de pointe. Le porte-parole d’Infrabel confirme ces chiffres mais rappelle que sa société communique avec le public de manière transparente en publiant les statistiques des retards inférieurs à six minutes, comme cela a été convenu avec les autorités et les associations de navetteurs.

Cela n’enlève rien au fait que la ponctualité baisse, un constat reconnu par Infrabel. Les chiffres du gestionnaire reprennent également la responsabilité de ces retards. En 2018, Infrabel était responsable pour 23,6 % des cas, la SNCB pour 30,7 % et les tiers pour 41,5 %. Il s’agit dans ce dernier cas de personnes sur les voies ou d’accidents de personne, entre autres. A long terme, on s’aperçoit que la part d’Infrabel a augmenté (17,5 % en 2010), alors que celle de la SNCB a baissé (45,8 % en 2010).

La ponctualité des principales lignes wallonnes de février à octobre 2018 (infographie)

 
 
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