Une seule application pour Bancontact et Payconiq

Une seule application pour Bancontact et Payconiq

Les deux sociétés avaient fusionné en mars de l’année dernière. D’un côté, le dinosaure et géant Bancontact, leader sur le marché des cartes et donc des paiements depuis belle lurette. De l’autre, la start-up Payconiq, solution de paiement « mobile », née dans une couveuse chez ING, puis partagée entre quelques leaders du secteur bancaire. Deux solutions « made in Belgium » donc, au propos et à l’actionnariat commun… Depuis on attendait leur mariage « effectif », soit le lancement d’une application smartphone « unifiée » (jusqu’à présent les deux systèmes étaient encore proposés aux clients, entraînant une certaine confusion) : elle a débarqué le 23 janvier sur le marché.

En pratique, les utilisateurs Payconiq et Bancontact pourront désormais bénéficier « du meilleur des deux mondes ». Se rembourser entre amis la note de restaurant via leur téléphone, payer sans contact dans un commerce partenaire, via le scan d’un code QR en magasin ou à distance (290.000 partenaires en Belgique) ou encore régler leurs achats en ligne. Seule condition : être client dans l’une des 20 banques participantes (soit quasi l’ensemble du marché belge) et disposer d’un smartphone équipé d’Android ou d’iOS (avec le système propriétaire Apple, il n’est cependant pas possible de payer son contact avec votre téléphone).

Les commerçant auront toujours la possibilité de souscrire à l’une ou l’autre solution. Le service Bancontact assorti d’un terminal de paiement, plus cher (le tarif varie en fonction du nombre de transactions opérées) mais utilisé par un plus grand nombre de Belges ou celui fourni par Payconiq sans terminal cette fois, moins connu donc moins populaire mais meilleur marché (6 centimes/transaction).

Offensive belge

Vous le savez le marché du paiement est désormais ouvert en Europe : la directive PSD2 (« paiement services directive », NDLR) autorise des tiers à accéder aux données bancaires pour développer leur propre système transactionnel en ligne. C’est donc la fin d’un monopole (avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme les fintechs et les gafas) et la porte ouverte, par ricochet, à une plus grande internationalisation du segment. « Payconiq by bancontact » et les banques derrière le projet ont pour objectif de maintenir en Belgique pour la Belgique une solution innovante face à la nouvelle concurrence.

En 2018, les deux services ont déjà brassé 34 millions d’euros de transactions « mobile » – soit une croissance de 100 % sur un an – pour 1,4 million d’utilisateurs. Détail qui compte : pour les clients de l’une des sept banques (BNP Paribas Fortis, Belfius…) qui avaient intégré les fonctionnalités Bancontact dans leur propre application, rien ne change actuellement.« La migration vers les nouvelles fonctionnalités sera effectuée à la discrétion de chaque banque dans les prochains mois », précise Nathalie Vandepeute, CEO.

Les deux sociétés avaient fusionné en mars de l’année dernière. D’un côté, le dinosaure et géant Bancontact, leader sur le marché des cartes et donc des paiements depuis belle lurette. De l’autre, la start-up Payconiq, solution de paiement « mobile », née dans une couveuse chez ING, puis partagée entre quelques leaders du secteur bancaire. Deux solutions « made in Belgium » donc, au propos et à l’actionnariat commun… Depuis on attendait leur mariage « effectif », soit le lancement d’une application smartphone « unifiée » (jusqu’à présent les deux systèmes étaient encore proposés aux clients, entraînant une certaine confusion) : elle a débarqué le 23 janvier sur le marché.

Une app’, 20 banques

En pratique, les utilisateurs Payconiq et Bancontact pourront désormais bénéficier « du meilleur des deux mondes ». Se rembourser entre amis la note de restaurant via leur téléphone, payer sans contact dans un commerce partenaire, via le scan d’un code QR en magasin ou à distance (290.000 partenaires en Belgique) ou encore régler leurs achats en ligne. Seule condition : être client dans l’une des 20 banques participantes (soit quasi l’ensemble du marché belge) et disposer d’un smartphone équipé d’Android ou d’iOS (avec le système propriétaire Apple, il n’est cependant pas possible de payer son contact avec votre téléphone).

Les commerçant auront toujours la possibilité de souscrire à l’une ou l’autre solution. Le service Bancontact assorti d’un terminal de paiement, plus cher (le tarif varie en fonction du nombre de transactions opérées) mais utilisé par un plus grand nombre de Belges ou celui fourni par Payconiq sans terminal cette fois, moins connu donc moins populaire mais meilleur marché (6 centimes/transaction).

Offensive belge

Vous le savez le marché du paiement est désormais ouvert en Europe : la directive PSD2 (« paiement services directive », NDLR) autorise des tiers à accéder aux données bancaires pour développer leur propre système transactionnel en ligne. C’est donc la fin d’un monopole (avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme les fintechs et les gafas) et la porte ouverte, par ricochet, à une plus grande internationalisation du segment. « Payconiq by bancontact » et les banques derrière le projet ont pour objectif de maintenir en Belgique pour la Belgique une solution innovante face à la nouvelle concurrence.

En 2018, les deux services ont déjà brassé 34 millions d’euros de transactions « mobile » – soit une croissance de 100 % sur un an – pour 1,4 million d’utilisateurs. Détail qui compte : pour les clients de l’une des sept banques (BNP Paribas Fortis, Belfius…) qui avaient intégré les fonctionnalités Bancontact dans leur propre application, rien ne change actuellement.« La migration vers les nouvelles fonctionnalités sera effectuée à la discrétion de chaque banque dans les prochains mois », précise Nathalie Vandepeute, CEO.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Stéphane Moreau (à gauche) et François Fornieri sont à la fois dans la société vendeuse et dans la société acquéreuse.

    Nethys a vendu Win à Fornieri sans mise en concurrence: les dessous de l’accord

  2. La Ville de Bruxelles assume simplement ses obligations de propriétaire
: entretenir le bien pour permettre le maintien de son exploitation, guère plus de 1,5
million par an.

    Le stade Roi Baudouin maintenu: aucun gouvernement ne veut payer pour un nouveau stade national

  3. Eden Hazard ne gardera pas un grand souvenir du Parc des Princes. @News

La chronique
  • Nethys: Putsch en bord de Meuse

    N ethys. Pour beaucoup au nord du pays, ce nom reste inconnu. Celui de Publifin l’est sans doute moins, car il est lié au versement de jetons de présence à des mandataires wallons pour leur participation à des comités fantômes. Ce scandale de la gouvernance qui a éclaté il y a trois ans, a pourri la vie politique en Wallonie, mettant particulièrement à mal le PS d’Elio Di Rupo, obligé de jeter deux membres clés hors du parti : Stéphane Moreau, patron de Nethys et bourgmestre d’Ans et André Gilles, président de Publifin et homme fort de la province. L’éviction a fait grand bruit car les deux hommes étaient aussi des membres clés du Club des 5 connu pour décider de tout à la très puissante Fédération liégeoise du PS. L’affaire Publifin/Nethys a donné naissance à une Commission d’enquête et, jumelée à l’affaire du Samusocial, elle a inspiré à Benoît Lutgen (CDH) l’idée d’éjecter les socialistes du pouvoir wallon au nom de la gouvernance.

    Ça, c’est...

    Lire la suite

  • Un scrutin en Israël qui ne résout rien et occulte l’occupation

    Une élection sans vrai vainqueur, cela existe. Les Israéliens viennent de le prouver ce 17 septembre alors qu’ils étaient appelés, pour la seconde fois cette année, fait sans précédent, à élire un nouveau Parlement (Knesset). Les deux principales formations, arrivées à égalité en tête le 9 avril dernier, restent grosso modo sur leurs positions : ni le Likoud nationaliste du Premier ministre Binyamin Netanyahou ni « Bleu et blanc », le parti de centre droit emmené par l’ex-général Benny Gantz, ne font de percée décisive et...

    Lire la suite