35.000 personnes à la manifestation pour le climat: «On sera de retour dimanche et jeudi prochain»

En comptant les retardataires, la police de Bruxelles a dénombré jeudi 35.000 participants à la troisième marche des jeunes pour le climat à Bruxelles, contre les 32.000 annoncés précédemment. La semaine dernière, 12.500 élèves du secondaire avaient brossé les cours pour réclamer des mesures politiques. Pour la première fois, les étudiants des universités et des hautes écoles sont également présents dans la rue à l’occasion de cette marche.

Des slogans, notamment en anglais comme « Made Belgium great again », « We want climate justice » ou encore « Cool kids against global warming », animent de multiples pancartes. Les jeunes manifestants appellent ainsi les autorités à prendre un virage écologique ambitieux. Le parcours forme une boucle, avec un départ et une arrivée à la gare centrale de Bruxelles, et passe notamment par la Porte de Namur. « On était là la semaine dernière, on est là aujourd’hui… On sera là jeudi prochain ! », assure Adèle. « On est prêts à sacrifier une année scolaire pour le climat, à quoi sont prêts nos politiques ? », interroge Diego.

Une première manifestation avait été organisée par Youth For Climate le jeudi 10 janvier. Quelque 3.000 élèves de l’enseignement flamand avaient alors fait grève pour demander au gouvernement fédéral de prendre des mesures fortes pour limiter le réchauffement climatique sous la barre de 1,5ºC.

La semaine suivante, ils ont été rejoints par des élèves de l’enseignement francophone, portant leur nombre à 12.500. La FEF a appelé les étudiants du supérieur à rallier jeudi ce mouvement de la jeunesse pour l’environnement.

► Suivez la manifestation depuis notre compte Instagram

Jusqu’aux élections

Les étudiants souhaitent faire comprendre qu’eux aussi veulent aller jusqu’au bout, jusqu’aux élections de mai. Ce nouveau mouvement, Students for Climate, est en pleine construction et se concentre sur sa propre action de protestation prévue le 14 février. Il espère alors mobiliser des milliers d’étudiants.

Interrogée sur La Première, la ministre de l’Environnement et du Développement durable a dit soutenir les jeunes dans leur démarche.

Nouvelle marche des étudiants pour le climat : les slogans

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. HOCKEY EUROHOCKEY FINAL BELGIUM VS SPAIN

    Maîtrise et sang-froid: les Red Lions sacrés champions d’Europe (vidéos)

  2. FRANCE G7 SUMMIT

    G7: Biarritz en état de siège, la ville où on apprend à attendre…

  3. d-20190816-3VKH9V 2019-08-16 15:15:52

    L’Unesco met en garde contre le «Sauvage» de la Ducasse d’Ath et appelle au «respect mutuel entre communautés»

La chronique
  • Vous avez de ces mots: La parlure des {ceux de chez nous}

    Entre wallon et français

    Le précédent billet de cette chronique vous a rappelé pourquoi les œuvres d’Arthur Masson, qui comportent du français et du wallon, ne peuvent pas être considérées comme un langage mixte. L’auteur distingue soigneusement les deux langues, en les faisant alterner selon les personnages ou les circonstances du récit. Il nous faut donc chercher ailleurs l’équivalent du bruxellois « beulemans », dans lequel français et flamand sont parfois imbriqués au sein d’une même phrase ou d’une même expression.

    Cet équivalent existe, mais il n’est plus guère connu aujourd’hui que de quelques spécialistes des productions régionales et d’un lectorat moins jeune encore que celui qui a apprécié la Toinade d’Arthur Masson. Il s’agit d’une littérature essentiellement liégeoise de par l’origine des auteurs et le décor des romans ou nouvelles. Elle est écrite dans une langue dont la base est incontestablement...

    Lire la suite

  • L’Amazonie en feu: Sa forêt? Nos poumons!

    Alors, #prayforamazonas. #prier pour l’Amazonie. C’est en apparence tout ce qu’il nous reste à faire. Car entre la bêtise du président (élu) d’un des plus grands pays de la planète (Jair Bolsonaro) et l’incapacité répétée des grands dirigeants du monde de faire bloc, il n’y a plus guère de place que pour l’incantation.

    Un ciel jaunâtre éclipse São Paulo, une eau de pluie noire déferle sur la ville brésilienne, et nous croisons les doigts. 74.000 feux ont été comptabilisés depuis janvier au Brésil,...

    Lire la suite