«Je ne veux pas monopoliser la parole»: quand Emmanuel Macron s’invite durant 3 heures à un débat citoyen

© EPA
© EPA

«Je ne veux pas monopoliser la parole»: un Emmanuel Macron combatif et détendu s’est invité jeudi à un débat citoyen à Bourg-de-Péage (Drôme) se pliant au jeu du questions-réponses avec des Français courtois mais bien décidés à lui «remettre les idées en place».

Ce n’était pas officiellement prévu au programme de l’Elysée. Emmanuel Macron est arrivé vers 18h à la salle François Mitterrand de cette petite commune de 10.500 habitants, fief de son ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume.

Une intervention de 3 heures et 15 minutes

«Pardon de m’inviter au dernier moment», a-t-il lancé. Les forces de l’ordre, à cran, s’attelaient au dernier moment à sécuriser à la zone tout en filtrant les quelque 250 personnes inscrites au débat, dont une poignée vêtues de gilets jaunes.

Le président debout, micro en main, a répondu pendant 3h15, n’éludant aucun sujet: l’ISF, l’école, le glyphosate, l’emploi et même des sujets techniques ou plus insolites comme la cyber-sécurité ou les courses hippiques.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le bourgmestre de Lessines est en guerre contre l’Unité wallonne du bien-être animal.

    Une saisie de chevaux à Lessines se transforme en affaire de santé publique

  2. Alaa Sheikhi, 24 ans, réfugié syrien arrivé en 2015 a été condamné à 9 ans et demi de prison. Il clame son innocence.

    Allemagne: à Chemnitz, le réfugié accusé dénonce un verdict politique

  3. L’Awap a notamment pour mission de préserver le patrimoine immeuble.

    Patrimoine wallon: malgré les préavis d’actions, le ministre Collin reste confiant

La chronique
  • Lettre d’Europe: le «Vieux Monde» a encore son mot à dire, non?

    L’Union européenne est à cran. Elle émerge à peine de dix ans de crise et de croissance larvée et fait face à un ralentissement économique. Les Européens regardent, médusés, le bras de fer commercial entre Washington et Pékin – et le chaud et froid que souffle l’hôte de la Maison-Blanche. Voilà qui ne fait pas notre affaire. Logique. Tout ce qui peut entraver la croissance du commerce international est perçu, de ce côté-ci de l’Atlantique, comme une (autre) menace quasi-existentielle, qui s’ajoute à la perspective d’un Brexit sans accord et d’élections anticipées en Italie, qui pourraient donner les « pleins pouvoirs » à la Ligue et à son patron Matteo Salvini.

    On aime d’autant plus détester M. Trump qu’il n’a guère d’égards pour ses « alliés » européens. Il laisse toujours planer la menace de droits de douane sur les voitures allemandes et a prévenu que l’assouplissement de la politique monétaire européenne,...

    Lire la suite

  • Bateaux humanitaires en Méditerranée: Kafka sur nos rivages

    La Méditerranée est à double visage. Il y a celui de cette eau bleue, avec sa puissance d’attraction lumineuse où nous avons puisé nos réserves durant ces vacances. Et puis il y a l’autre, celui de cette eau qui fait office, selon les cas, de tombeau ou de prison flottante. Aujourd’hui toujours. Car rien n’est réglé pour ces bateaux qui traversent la Méditerranée à la recherche d’un port où débarquer les hommes, femmes et enfants sauvés alors qu’ils tentent de rejoindre nos rivages européens. Les remous créés par les appels à l’aide des...

    Lire la suite