Zaventem: 237.000 Belges gênés par les vols de nuit

©D.R
©D.R

A urait pu mieux faire ». C’est la conclusion du premier chapitre de l’étude d’incidence sur les nuisances sonores de l’aéroport de Bruxelles qu’a réalisée la société de consultance française Envisa et que Le Soir a pu se procurer. Ses auteurs y taclent… l’entièreté des acteurs concernés, d’une manière ou d’une autre, par le survol de la capitale : l’Etat, ses différents gouvernements, les Régions, la justice et même… les riverains !

Dans le détail, le rapport souligne les incohérences d’une gouvernance fragmentée, la faible collaboration entre les parties concernées, la mauvaise communication avec les riverains, l’absence de considérations environnementales (y compris le bruit) lors des décisions et la politisation extrême de celles-ci. « Au cours de ces deux dernières décennies, il y a eu un nombre plus élevé que la normale de changements significatifs concernant les procédures de vol et les habitudes de survol. L’impact de ces nombreux changements, bien qu’ils peuvent être considérés comme intentionnels, ont amené les communautés d’habitants à moins tolérer et à moins accepter les bruits d’avions et ont opposé ces communautés les unes aux autres. »

Ces changements ont impacté 237.875 riverains de l’aéroport, rien que pendant la nuit.

A lire sur Le Soir+: les détails du rapport

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les funérailles d’Emiliano Sala se sont déroulées ce week-end.

    Mort d’Emiliano Sala: le sommet de l’indécence

  2. Pierre-Yves Jeholet est très critiqué sur sa gauche. Mais il reste convaincu de la nécessité des réformes.

    Pierre-Yves Jeholet au «Soir»: «Je ne suis pas là pour être aimé par tout le monde»

  3. Le mode de fonctionnement des familles évolue
: le jeune est un participant à part entière de la communication.

    Comment WhatsApp chamboule la communication

Chroniques
  • «Février sans supermarché», jour 17: le night-shop, le faux pas du samedi soir

    Par Louise Tessier

    Samedi soir, 1h17. Après une soirée dans un bar, je suis prise d’une fringale que mes biscuits bio sans gluten ne pourront assouvir. Je m’arrête donc dans un des 250 night-shop bruxellois, acheter un gros paquet de chips barbecue. «  Vous vous fournissez où en fait m’sieur ?  », demandais-je innocemment, dans un élan de conscience journalistique. «  Bah, au supermarché  ». Damn it. Voilà comment j’ai, à mon insu, failli une nouvelle fois à mon défi. Pire : c’est un intermédiaire en plus dans la grande chaîne de l’industrie alimentaire, ce qui m’éloigne d’une des raisons de ce défi qui est de consommer en circuit court. Aïe aïe aïe.

    En plus de cela, les night-shops ont bien mauvaise réputation concernant la rémunération de leurs employés… et le blanchiment d’argent. Selon la Cellule de traitement des informations financières (CTIF), les magasins de nuit sont en pole position du blanchiment de fonds issus du trafic de stupéfiants. Ces petits commerces, qui...

    Lire la suite

  • Grand Baromètre: une vague verte qui rend très très nerveux

    Voilà qui va secouer le monde politique belge. Après des années de domination des partis socialiste, social-chrétien et plus récemment de la N-VA, voici qu’une nouvelle force politique s’impose. Par le biais d’un sondage qui demande évidemment à être vérifié dans les urnes, mais qui ne surprendra pas, tant la poussée verte, des communales aux marches pour le climat, donnait la direction du vent électoral ces derniers temps.

    ...

    Lire la suite