Enfant tombé dans un puits en Espagne: ses chances de survie sont «minimes», selon des pédiatres

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Ce vendredi, la garde civile espagnole a dû effectuer trois micro-explosions pour progresser dans le tunnel horizontal creusé pour atteindre le petit Julen, indiquent vendredi les médias locaux. L’enfant de deux ans était tombé il y a 12 jours dans un puits étroit et profond d’une centaine de mètres à Totalan, dans la province de Malaga. Des mineurs percent manuellement une galerie de 3,8 mètres pour relier le puits à un tunnel plus large creusé en parallèle et tenter ainsi d’atteindre l’enfant.

Selon plusieurs experts espagnols en pédiatrie, cités par Het Laatste Nieuws, les chances de survie du petit Julen sont « minimes » après 12 jours dans le puits. Mais cela dépend des blessures qu’il a subies durant la chute et la quantité d’oxygène présente dans cet endroit confiné.

Le problème peut également se poser dans le manque de nourriture. Selon les informations d’un spéléologue français, interrogé par le journal Midi Libre, l’humain peut très bien résister sans manger. Le problème est la déshydratation mais l’enfant est tombé dans un puits qui contient de l’eau. Cette eau et l’humidité ambiante peuvent suffire pour que le petit Julen survive.

Les mineurs forcés de remonter

Depuis que les mineurs d’élite, spécialement venus des Asturies (nord-ouest) pour extraire le petit garçon, sont descendus jeudi dans le tunnel parallèle, ils ont été forcés de remonter à trois reprises pour que la garde civil procède à des micro-explosions. Le terrain est en effet particulièrement dur.

Chacune de ces explosions rallonge d’au moins deux heures l’opération de secours, a expliqué le porte-parole de la police militaire espagnole Jorge Martín, cité par plusieurs médias. La garde civil doit ainsi perforer la roche afin de placer les explosifs. La galerie doit ensuite être ventilée pour en évacuer les gaz résultant de la détonation, avant que les mineurs ne puissent redescendre poursuivre leur labeur.

Les huit mineurs asturiens, qui travaillent en binômes, se relaient toutes les 40 minutes. Une dizaine de gardes civils et huit pompiers sont également sur place.

Le dimanche 13 janvier, Julen Rosello avait chuté dans un puits non signalé large de 25 centimètres alors qu’il jouait non loin de ses parents, selon ces derniers.

 
 
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