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Comment Bruxelles veut muscler sa politique climatique

Comme les autres ministres, Céline Fremault dit avoir entendu l’appel des manifestants pour le climat. Elle propose d’intensifier les mesures prises par la Région.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 4 min

Il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas entendre les protestations venant de la rue. Et pas plus que ses collègues, la ministre bruxelloise de l’Environnement Céline Fremault (CDH) n’est ni l’une ni l’autre. « La marche du 2 décembre avait déjà démontré que la population attend des décideurs politiques qu’ils apportent des réponses concrètes et rapides au défi climatique. Maintenant, les manifestations des jeunes s’inscrivent dans la continuité de cette mobilisation. Je les trouve légitimes, d’autant plus que c’est de leur avenir dont il est question. Je me réjouis qu’ils puissent porter un engagement aussi fort et qu’ils soient aussi nombreux. Soit dit en passant, l’école est un lieu pour apprendre, pour débattre et pour stimuler la créativité. Autant de qualités dont on aura besoin demain. Il est donc essentiel de parler du climat et de l’école ».

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27 Commentaires

  • Posté par Philippe Pasman, dimanche 27 janvier 2019, 17:10

    A M. Van Obberghen. Vous parlez comme un bon bourgeois. Je vous informe que beaucoup de gens n'ont pas de garage et donc ne peuvent pas recharger les batteries de leur voiture électrique à la maison et de plus ils ne peuvent pas installer des panneaux solaires. Alors à tous ces gens là vous leurs dites quoi?

  • Posté par De Villers Léopold, dimanche 27 janvier 2019, 15:07

    Madame Frémault comme les autres politiques et particulièrement les écolos sont obsédés par la suppression des moteurs "diesel". Ors, ceux-ci émettent moins de CO2 du fait de son principe même : température de combustion et taux de compression élevés signifient rendement plus élevé (conformément aux lois de Carnot), donc moins de CO2 par kW de puissance et par heure de travail. En ce qui concerne les particules fines les moteurs les plus récents sont équipés de filtre à particule très efficace ces particules étant brulées et pour les NOX les voitures récentes les élimines par des systèmes utilisant l'urée. Aucun système n'est actuellement non polluant (essence,LPG, électrique(centrale de production électrique + terre rare pour les batteries), gaz naturel). Les politiques devraient mettre des moyens à disposition des chercheurs pour développer des systèmes déjà existants (hydrogène) ou d'autres. Je précise que je ne suis pas un professionnel de la voiture mais un simple citoyen qui en a marre des solutions simplistes préconisées pour résoudre des problèmes complexes.

  • Posté par Van Obberghen Paul, dimanche 27 janvier 2019, 16:16

    Si le Diesel émet moins de CO2, il en émet toujours et en quantité non négligeable. Les filtres à particules ne commencent à marcher qu'à partir d'une certaine température du filtre et les déplacements urbains sont généralement trop courts pour que le filtre atteigne sa plein efficacité. Les NOx et les SOx peuvent être réduits mais pas complétement. Mais tout cela ne concerne que les voitures les plus récentes. Or, le parc est composé en très grande majorité de véhicules anciens les plus polluants qui ne seront pas remplacés du jour au lendemain. Et tant qu'à changer de voiture autant considérer un véhicule 100% électrique dont les prix baissent régulièrement (on commence même à en trouver d'occasion!). Certes, l'électricité pour les faire fonctionner peut venir de sources elles-mêmes polluantes, mais la tendance n'est pas dans ce sens (on produira de plus en plus son énergie soi-même par les panneaux solaires et les petites éoliennes). Par ailleurs, les moteurs électriques sont incomparablement plus efficaces dans la conversion de l'énergie disponible en mouvement et consomment donc nettement moins d'énergie pour un résultat équivalent. Sans parler des avantages en termes de confort (couple instantanné, silence de fonctionnement) et de maintenance (simplicité). Il est vrai que les batteries utilisent des matériaux dont l'extraction est plus ou moins polluantes. Mais, d'une part, cela n'a absolument rien à voir avec la pollution générée par l'extraction et le raffinage des carburants fossiles, quels qu'ils soient, et d'autre part, ces batteries peuvent être (et sont déjà) réutilisées en bases fixes, et sont de toutes manières recyclables en très grande partie. Leur technologie avance très rapidement de telle sorte qu'il faudra de moins en moins de ces produits pour stocker la même quantité d'énergie. Enfin, pour ce qui est de l'hydrogène, la technologie est toujours très chère à mettre en oeuvre, particulièrement innéficace et d'autant moins efficace que l'installation est de petite taille, comme pour une voiture. Mais le pire, c'est que 100% de l'hydrogène actuellement produite l'est à partir... d'hydrocarbures d'origine fossile! Pas étonnant que les lobbies du pétrole poussent cette solution! En admettant même que l'hydrogène soit à 100% produite à partir d'eau, il faut de l'énergie pour ce faire. Et il faut aussi (beaucoup) d'énergie pour la mettre et la maintenir à l'état liquide (-253°C!!!), avec tous les problèmes liés à son transport et à son stockage (la molécule H2 liquide est corrosive et impose l'usage exclusif de l'acier innoxydable). Il faut donc beaucoup plus d'énergie pour la produire, la stocker et la transporter, que celle qu'elle peut au final restituer. L'hydrogène, à condition qu'elle soit produite à partir d'eau exclusivement, n'est envisageable que pour de grosses installations, comme par exemple, des bâteaux ou des trains. Et encore, la technologie reste fort complexe et peu efficace, de telle sorte que la batterie est, et de loin, la meilleure solution.

  • Posté par Van Obberghen Paul, dimanche 27 janvier 2019, 13:29

    Madame Frémault sait sans doute que le bâti se renouvelle de 10% tous les 10 ans. Il faudra donc 100 ans pour que tout le bâti de la ville soit entièrement renouvelé. Le fait est que les propriétaires qui auront la possibilité de couvrir toute leur toiture de panneaux solaires et d'isoler correctement les logements qu'ils mettent en location ne seront pas légions. Ceux qui pourront le faire répercuteront forcément le coût d'installation sur les loyers qui vont monter en flèche. Les locataires eux, ne peuvent rien faire, si ce n'est chercher un nouveau logement qui soit mieux isolé, et prendre à ses frais le coût du déménagement. L'objectif zéro carbonne n'est donc pratiquement pas envisageable ou alors à très long terme, dans un siècle ou plus, quand de toutes manières, ça ne se servira plus à rien.

  • Posté par Van Obberghen Paul, dimanche 27 janvier 2019, 13:09

    Commençons par demander (éxiger?) à la STIB de renouveler toute sa flotte de bus avec du 100% électrique sur batteries (donc pas hybride). La ville de Shenzen en Chine l'a déjà fait (25.000 bus tous 100% électriques! Bon, c'est la Chine aussi...). Demander (éxiger?) que tout le charoit opéré par la région et les communes soit également 100% électrique. Demander (éxiger?) que tous les bâtiments publiques (Etats, régions, communes,...) soient remis à neufs, isolés et dottés de sources renouvellables d'énergie. Que la totalité de l'éclairage publique soit au LED. Etc,... Ça va coûter cher? Oui, très cher. Mais ne rien faire (ou moins faire) coûtera encore plus quand les effets du réchauffement climatique se feront réellement sentir dans 20 à 30 ans. Et il y a les économies à termes réalisées sur la facture énergétique, et plus important encore, sur la santé des habitants de la ville. La pollution a un coup humain et il n'est pas négligeable.

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