Plus de 80 hélicoptères américains transiteront la semaine prochaine par la Belgique

© Le Soir/Pierre-Yves Thienpont
© Le Soir/Pierre-Yves Thienpont

L’armée américaine fera transiter la semaine prochaine plus de 80 hélicoptères et 1.900 militaires par le port de Zeebrugge pour renforcer le flanc oriental de l’Otan, un déploiement qui se déroule en parallèle avec celui d’une brigade blindée transitant par le port d’Anvers, a-t-on appris vendredi de source militaire américaine.

Ces hélicoptères de différents types – des AH-64 Apache d’attaque et des CH-47 Chinook, UH-60L et M Blackhawk de transport – appartiennent à la « 1st Combat Aviation Brigade, 1st Infantry Division » basée à Fort Riley, au Kansas.

Ils arriveront à Zeebrugge le 29 janvier, avant de gagner la base américaine de Chièvres (entre Mons et Ath), puis l’Allemagne et l’est de l’Europe, a-t-on indiqué de sources concordantes.

Ils remplaceront un nombre similaire d’appareils et de personnel appartenant à la « 4th Combat Aviation Brigade, 4th Infantry Division » de Fort Carson, Colorado, qui étaient présents en Europe depuis neuf mois dans le cadre d’« Atlantic Resolve » (AOR), a précisé l’US Army dans un communiqué adressé à l’agence Belga.

Transit par Anvers

Ces hélicoptères débarquent en Europe alors que l’US Army a aussi choisi pour la deuxième fois – sur quatre rotations de troupes à ce jour – le port d’Anvers et la Belgique pour faire transiter vers l’Europe de l’Est une brigade blindée au grand complet, soit plus de 3.000 soldats et 3.500 pièces d’équipement, dont des chars de combat M-1 Abrams (des mastodontes de 57 tonnes), quinze obusiers M-109 Paladin, 120 véhicules de combat d’infanterie M-2 Bradley, 500 véhicules chenillés, 1.500 véhicules à roues et 850 remorques.

Le personnel – 3.500 hommes et femmes de la « 1st Armored Brigade Combat Team, 1st Infantry Division » de Fort Riley, au Kansas – transite en grande partie par Anvers.

L’opération « Atlantic Resolve », purement américaine et en cours depuis 2016, vise à renforcer, par rotations de neuf mois qui assurent une continuité, le flanc oriental de l’Otan et à dissuader la Russie de toute velléité de s’attaquer à un pays allié.

Elle fait suite à l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou au printemps 2014.

Les États-Unis et l’Otan ont dans la foulée décrété un déploiement sans précédent de la présence militaire alliée en Europe de l’Est face à une Russie jugée « agressive ». Cette posture, décidée par le président démocrate Barack Obama, a été confirmée par son successeur, le républicain Donald Trump, en dépit de ses réticences initiales à s’engager en faveur de l’article 5 du traité de l’Otan qui porte sur la défense collective entre alliés.

 
 
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