Bart De Wever: «Ce qui fait tenir la Belgique, ce sont les transferts d’argent»

Bart De Wever: «Ce qui fait tenir la Belgique, ce sont les transferts d’argent»

Les têtes d’affiches anversoises de la N-VA avaient donné rendez-vous à 800 militants samedi matin à Anvers. Une première conférence d’une série de quatre où seront abordés les principaux enjeux de la campagne, selon les nationalistes. Premier thème à l’agenda qui confirme sa volonté de relancer le débat communautaire : le confédéralisme.

« On vit dans un mic mac »

Jan Jambon, candidat au poste de Premier ministre est revenu sur le bilan économique positif de la coalition suédoise tombée en décembre dernier, suite au départ de la N-VA. « Beaucoup de choses ont changé mais pas notre analyse communautaire. Ces quatre années au centre du pouvoir l’ont même renforcée. Nous vivons dans un « mic mac » dans lequel personne ne s’y retrouve. »

Selon l’ancien ministre de l’Intérieur, les Wallons ont autant à gagner dans le confédéralisme que les Flamands. « Les gens sont fatigués de cette situation. À Bruxelles, le PS dit que la N-VA va tout bloquer. Mais c’est lui qui bloque tout !  ».

Une série de slides sur la Belgique idéale de la N-VA qui inclut deux régions autonomes (la Flandre et la Wallonie), une capitale Bruxelles où les citoyens pourraient choisir de s’inscrire dans le régime flamand ou wallon et un mécanisme de solidarité pour aider la Wallonie financièrement pendant encore 25 ans, et c’était au tour de Bart De Wever.

Le danger socialiste vu comme une opportunité

Le bourgmestre d’Anvers, désormais présenté comme le candidat à la ministre-présidence de la Flandre, a vanté le dynamisme économique de la région avant d’agiter le spectre socialiste. « Rassurez-vous – ou pas, la reconquista arrive », a-t-il lancé avant d’énumérer plusieurs propositions phares du PS qui devront être financées, insiste-t-il, par les impôts des Flamands. « Ce qui fait tenir la Belgique, ce sont les transferts d’argent. »

Bart De Wever a conclu son discours en abordant le scandale des visas humanitaires qui secoue son parti depuis deux semaines. Il a réfuté la comparaison faite par certains médias du nord du pays avec le Samusocial à Bruxelles. « Comme si nous nous étions enrichis sur le dos de migrants. Laissez-moi être clair : je suis fier et je resterai fier qu’avec Theo (Francken NDLR.) nous ayons pu aider des milliers de gens, d’avoir sauvé des chrétiens de Syrie menacés par des barbares meurtriers. »

 
 
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