Coupe de Belgique: Ostende en finale, pas le Spirou

Coupe de Belgique: Ostende en finale, pas le Spirou

La dernière fois qu’Ostende a manqué la finale de la Coupe de Belgique, c’était en 2012 et ils seront à nouveau au rendez-vous cette saison. Le Spirou aura nourri l’espoir de faire tomber les Côtiers en menant de 17 points, avant de déjouer. Anvers retrouvera le sextuple vainqueur en titre le 10 mars à Forest National.

Deux mois n’auront pas suffi à Niksa Bavcevic pour combler tous les manquements carolos et leur ouvrir les portes d’une finale qui leur échappe depuis 9 ans déjà. Si voir Charleroi ne concéder que 5 unités en terre ostendaise relevait du miracle au vu de leur prestation manquant de relief pendant 30 minutes, l’espoir était plus que permis à domicile grâce à une débauche d’énergie extraordinaire et les débuts de feu de Mobley et Hunt.

À 31-14, Bavcevic était forcé de faire souffler un rien son artilleur tandis que Dario Hunt avait quitté le parquet boitillant après une mauvaise réception au rebond… Et les efforts consentis par les Carolos depuis l’entame de la rencontre allaient être réduit à néant en quelques minutes (35-30), Ostende faisant la différence dans le secteur de jeu où on le voit le moins briller habituellement : le tir à trois points, souvent dans un fauteuil après une rotation défensive loupée.

Les troupes de Dario Gjergja retrouvaient finalement en seconde période les ingrédients qui font leur réussite depuis sept années en Belgique et qui échappent à Charleroi : de la gestion, de l’efficacité et de l’expérience dans les grands moments pour prendre le dessus sur les Spirou pour la quatrième fois cette saison… eux qui étaient totalement absents dans le dernier quart, dépassés aussi bien physiquement que tactiquement. Le bilan du coach croate s’alourdit quelque peu et la direction semble cependant bien cerner ce qui fait défaut à son équipe actuellement : un manque de fraîcheur physique, de puissance dans la raquette et de cohésion offensive… disparue en deux mois.

« Deux messages vont être transmis aux coaches : il doit utiliser l’ensemble de son effectif, Sorokas et Marchant n’ayant par exemple que trop peu eu droit au chapitre et revoir globalement son approche offensive. Je m’interpelle quand je vois Ostende faire la différence sur des mouvements basiques mais efficaces alors que nos schémas offensifs sont longs, ne créent que peu de mouvements pendant 20 secondes avant un tir forcé », analysait Gabriel Jean, répétant sa confiance en son coach actuel mais espérant voir le groupe remplir le contrat pour le dernier objectif encore réalisable : celui de remporter le championnat.

« Pour ce faire nous allons sérieusement nous pencher sur le recrutement d’un pivot (ndlr. l’avancée de la convalescence de Katic reste floue et l’état de la cheville de Hunt est acutellement inconnu) afin de permettre à l’équipe d’avancer », concluait l’administrateur-délégué, forcément « déçu car Ostende était prenable devant un Spiroudôme bien fourni. »

SPIROU CHARLEROI 66 (78)

OSTENDE 78 (83)

Q.T.  : 21-13, 17-18, 13-21, 15-26

Charleroi  : 8/29 à 3, 18/36 à 2, 6/11 aux lf, 33 rbds, 10 ass, 22 f.

HUNT 8-6, LIBERT 3-8, Hervelle 7-0, LINHART 2-0, Marnegrave, FORD 0-6, Sorokas, Marchant, Mobley 18-4, HAMMONDS 0-4.

Ostende  : 12/22 à 3, 13/25 à 2, 16/23 aux lf, 33 rbds, 12 ass, 22 f.

Williams 4-9, LASISI 3-3, Schwartz 0-5, Mwema 3-6, Desiron, DJORDJEVIC 11-2, KESTELOOT, FIELER 7-3, MARIC 0-14, Djurisic 3-8.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le bureau de vote de Limal © Belga

    Elections 2019: les 15 enjeux du triple scrutin

  2. «
Ce sera avec le PS sans la N-VA ou avec la N-VA sans le PS
» avait dit Elio Di Rupo.

    Elections 2019: la Belgique sera-t-elle ingouvernable?

  3. Sept modèles se détachent, identifiés sur la base de possibles rapports de forces au soir du 26 mai, et au départ de l’échiquier politique francophone.

    De gauche à droite, sept coalitions peuvent émerger après les élections

Chroniques
  • Campagne 2.0: le Vlaams Belang tire son épingle du jeu

    Jusqu’à présent, le moment le plus captivant de la campagne électorale en Flandre a été l’interruption par des activistes climatiques d’un débat électoral entre Guy Verhofstadt, député européen libéral, et Geert Bourgeois, tête de la liste européenne de la N-VA et actuel ministre-président de la Flandre. Ils ont lancé des confettis et des tracts sur les deux hommes politiques, et se sont jetés par terre dès que les agents de la sécurité ont essayé de les écarter du plateau. Après le lancement par la rédaction d’une séquence sur un thème tout à fait différent, les activistes ont été écartés et remis dans les mains de la police. Le débat put reprendre, mais le suspense avait disparu.

    L’insipidité de la campagne électorale en Flandre a, selon moi, plusieurs causes : la proximité des élections précédentes, en octobre dernier, pour le niveau communal, qui à ce moment-là était le premier scrutin depuis plus de quatre ans ; ou encore,...

    Lire la suite

  • Avis aux partis: lundi, la campagne, c’est fini!

    Ce dimanche, la parole est aux électeurs. A ceux qui pensent que le vote ne sert à rien, ce rappel très utile : le soir des élections, ce sont les résultats que chaque parti scrutera avec angoisse. C’est la mathématique qui désigne les vainqueurs et qui prend une claque, au nord comme au sud du pays. Aucun jeu n’est fait et les votes exprimés peuvent bouleverser les cartes et rendre des alliances si pas impossibles, difficiles ou illégitimes. Il y a toujours des surprises les soirs d’élections, et ce sont les citoyens qui les...

    Lire la suite