Charles Michel sur le climat: «Beaucoup a été fait, mais peut-être pas assez expliqué»

Le Soir/Bruno D’Alimonte
Le Soir/Bruno D’Alimonte

Au lendemain d’une nouvelle manifestation pour le climat qui a mobilisé 70.000 personnes dans la capitale, le Premier ministre Charles Michel a affirmé que le climat faisait partie de ses priorités. Mais «  nous devons dire la vérité : nous devons assurer la sécurité d’approvisionnement et des tarifs raisonnables, et en même temps respecter nos engagements internationaux. Ce n’est pas évident », a -t-il déclaré lors de son discours à la session d’ouverture des journées de contact diplomatique.

Ces dernières années, « beaucoup a été fait, beaucoup a été réalisé, mais peut-être pas assez expliqué », a estimé M. Michel devant les diplomates belges. Il a renvoyé aux investissements supplémentaires dans les énergies renouvelables sous cette législature et a donné l’exemple du parc éolien en mer du Nord.« L’énergie qui y est produite équivaut à celle de quatre centrales nucléaires », a-t-il souligné.

Les obligations vertes (ou « green bonds »), qui doivent stimuler les investissements dans des projets durables, sont aussi devenues une réalité sous le gouvernement Michel. « Nous étions le deuxième pays européen à rendre cela possible », s’est félicité le Premier ministre.

Alors que les marches pour le climat sont un signal clair adressé aux gouvernements, le climat fait partie de ses trois priorités, avec la mobilité et la numérisation, a-t-il assuré.

« Les points sur les i » pour le pacte de l’Onu

Par ailleurs, Charles Michel a entamé son discours en voulant «  mettre les points sur les i  » quant au pacte de l’Onu sur la migration.« Quand j’ai pris la décision de m’engager dans ce pacte, j’ai pensé à la Première guerre mondiale. Juste quelques semaines auparavant, nous avions commémoré la fin de cette guerre. Les deux guerres mondiales ont été la conséquence de l’égoïsme, du nationalisme, du repli sur soi, du refus de collaborer. C’est à cela que j’ai pensé à New York et Marrakech. Pour les défis globaux, comme la migration, il faut une approche globale », a-t-il affirmé.

Chaque année pendant une semaine, les ambassadeurs, consuls-généraux et représentants permanents auprès d’institutions internationales se réunissent à Bruxelles lors des journées diplomatiques.

 
 
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