Rudi Vervoort l’assure: «Oui, le projet de métro Nord sera poursuivi»

En principe, le métro devrait circuler entre Nord et Albert en 2024, entre Nord et Bordet dès 2030.
En principe, le métro devrait circuler entre Nord et Albert en 2024, entre Nord et Bordet dès 2030. - DR.

Sans surprise, le métro s’est invité à la table des vœux de Rudi Vervoort… Pas un jour sans que le dossier ne rebondisse d’un parti à l’autre, campagne oblige. Ecolo charge le MR, dont le vice-Premier, Didier Reynders, est en charge de Beliris, administration responsable du creusement du tronçon gare du Nord-Bordet. « Le budget et le timing explosent, nous voulons des éclaircissements », martèlent Zakia Khattabi et Alain Maron. « Les écologistes font de l’idéologie, ils avaient approuvé le projet, nécessaire à la mobilité à Bruxelles. Par ailleurs, 30 millions ont déjà été dépensés », répond en substance Didier Reynders.

Et le ministre-président, dans tout ça ? Fin décembre, lorsque les collèges de la Ville de Bruxelles et de Saint-Gilles (dont font désormais partie les écologistes) ont donné un coup de frein au projet, il nous avait rappelé la théorie des « coups partis ». En clair : le dossier est lancé, avec l’approbation de l’ensemble des partis ou presque, pas question de le remettre en question. Pour rappel, Ecolo et Groen siégeaient dans la précédente majorité, qui a approuvé, en février 2013, l’aménagement de la ligne 3 de métro ; Défi, en entrant dans l’actuel gouvernement, ne l’a pas remis en cause. Pas plus que la N-VA ou le MR, qui soutenaient le projet depuis le fédéral (bailleur de fonds de Beliris).

Pour Rudi Vervoort, la question ne se pose même pas. « Les permis seront délivrés. » Pascal Smet, ministre SP.A de la Mobilité, ne disait pas autre chose, il y a peu dans Le Soir, ajoutant qu’ils le seraient avant les élections – message aux verts qui espéreraient éventuellement gagner du temps pour, une fois à la table des négociations régionales, inverser la tendance pro-métro. Le ministre-président s’en prend par ailleurs à l’Arau (qui a déjà introduit un recours et envisage d’en déposer un autre, avec d’autres associations environnementales ou de commerçants), « qui instrumentalise les craintes légitimes d’un quartier », en l’occurrence Stalingrad.

Interrogé sur l’augmentation des coûts du chantier, et le fait que Beliris demanderait à la Région d’avancer les montants (un argument brandi par Ecolo), Rudi Vervoort oppose un « c’est faux ». Et de détailler le budget tel que prévu actuellement. « Beliris a dégagé un montant de 46,3 millions en 2015, 50 millions chaque année jusqu’en 2019, soit 246,3 millions. Le financement de 50 millions d’euros par an devrait se poursuivre dans les prochains protocoles à conclure à l’avenir entre le fédéral et la Région (pour 2020 et après). » Ce qui suppose donc que le fédéral continue à respecter ses engagements ? Pour le ministre-président, ce ne serait que logique, « d’autant qu’on ne fait pas ce métro que pour les Bruxellois, qu’il est donc normal que le fédéral contribue aux dépenses ». Cela nécessitera malgré tout une discussion entre le fédéral et la Région bruxelloise.

 
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