Accueil Opinions

Marche pour le climat: les jeunes ont-ils réellement conscience des enjeux?

Le succès des manifestations en faveur du climat ne convainc pas tout le monde. Tous les manifestants n’auraient pas renoncé aux vols low cost ou aux chaînes de fast-food : une incohérence selon certains.

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Forum Temps de lecture: 1 min

Environ 70.000 personnes ont manifesté, ce dimanche, pour une autre politique climatique. Trois jours après la manifestation qui a rassemblé 35.000 étudiants.

Tous ces manifestants n’ont, pour autant, pas renoncé aux vols low-cost ou aux chaînes de fast-food. Sont-ils incohérents ? Peuvent-ils malgré tout manifester ?

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

21 Commentaires

  • Posté par Bachelart Bernard, mardi 29 janvier 2019, 22:47

    Les jeunes n'ont malheureusement pas conscience des enjeux, pas plus que les adultes ! La faute en est à la presse généraliste, qui se livre à un sensationnalisme racoleur. Oui, les températures ont bien remonté depuis 1695, mais cela n'a rien de catastrophique et s'inscrit dans les marges de variations historiques de la température. Oui, le CO2 a bien une influence sur le climat, mais tellement faible que l'on peine à distinguer son effet au sein des cycles de variations de températures. Non, la menace d'une apocalypse nucléaire, qui détruirait l'humanité en quelques heures n'a pas disparu. Oui, l'érosion des sols sous l'effet de l'agriculture industrielle est inquiétante. La liste est longue des problèmes qui mériteraient chacun une analyse raisonnée et non sensationnaliste. Mais voilà, nous sommes tellement pénétrés par la vieille menace de l'enfer, que la presse sait pouvoir attirer le lecteur autour de ce sujet, quand bien même la vérité des faits est très éloignée de la "vérité" des manchettes.

  • Posté par BRASSIENE Jean-Louis, mardi 29 janvier 2019, 15:48

    Hier ou avant hier, un ministre déclarait fièrement et le plus sérieusement du monde que le parc à éoliennes en mer du Nord remplaçait une centrale nucléaire. Je ne sais pas combien d'éoliennes comprend ce parc, mais j'ai tout de même des doutes. Pour Tihange dont la puissance tourne autour de 3000MW, il faudrait en gros 1000 éoliennes en considérant que les plus grosses actuellement sur le marché développent une puissance électrique de 3MW et, cerise sur le gâteau, en admettant un rendement optimal (orientation, vitesse et flux constant du vent) Faire croire que les énergies douces remplaceront intégralement les techniques de production traditionnelles, discours des écologistes, c'est prendre les gens pour des canards sauvages. Nous aurions des éoliennes à chaque coin de rue, sur le capot de la voiture, à bicyclette, sur notre tête, partout! Et encore, ça ne suffirait pas. On veut réduire la concentration des gaz à effets de serre, freiner l'emballement du réchauffement climatique? Bravo! Moi aussi. Mais il n'y a pas trente six solutions. Soit on joue la carte du compromis en menant des politiques visant à accélérer la transition énergétique AVANT de limiter la production d'électricité conventionnelle, soit on revient au concept de la croissance zéro introduit dans les années septante par le Club de Rome. À l'époque on s'était moqué de ce groupe de réflexion qui réunissait des économistes et scientifiques en les accusant de catastrophisme. Si on avait prêté une oreille plus attentive à leurs propositions, nous n'en serions sans doute pas aujourd'hui au stade de remettre en question drastiquement notre modèle de société. Mais avec des si... Il faut donc préparer les générations futures à cette remise en question et ça passe par l'école, la famille, l'éducation.

  • Posté par NOBEN Karl, mardi 29 janvier 2019, 18:50

    Effectivement, il faut oser le mot tabou : décroissance (économique et démographique) si on veut atteindre l'objectif de ramener l'exploitation des ressources terrestre sous le seuil de renouvelabilité. Pour ce qui est de l'éolien, il y a plus de 250 moulins offshore au large de nos côtes, avec une majorité de machines de 5 MW crête, donc on arrive effectivement à une production comparable aux (petites) tranches nucléaires que sont Doel 1 & 2, mais on reste encore loin des 10% de l'ensemble des besoins énergétiques du pays (sans parler de ceux - indirects - dont n profite mais que l'on délègue à la manufacture asiatique ou au recypark africain)

  • Posté par Philippe Arnould, mardi 29 janvier 2019, 12:57

    Ce n'est pas qu'une question de comportements. C'est comme reprocher à un libéral de travailler à la fonction publique ou un socialiste d'avoir de l'argent. Le problème vient plus de la méconnaissance des faits, des politiques mises en places, des moyens économiques, des conséquences sur nos vies et conditions de vie, de la réalité politique et économique, de la portée réelle que leur politique aurait sur le climat et qu'ils ne voient les choses que sous l'angle naïf des bonnes intentions et non des résultats. Ils commettent les erreurs typiques des utopies qu'ont pu commettre les communistes à leur époque. Aussi, concernant les jeunes, il faut dire qu'à force de leur rabâcher des idées politiques, ils finissent par sortir faire la révolution.

  • Posté par NOBEN Karl, mardi 29 janvier 2019, 18:54

    "Aussi, concernant les jeunes, il faut dire qu'à force de leur rabâcher des idées politiques, ils finissent par sortir faire la révolution" ... mais que représentent les quelques heures qu'ils y consacrent de temps à autre par rapport au matraquage consumériste continu de la pub et de la "culture du paraître" ?

Plus de commentaires

Aussi en Opinions

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs