Trafic de visas humanitaires: Theo Francken nie tout traitement préférentiel

Trafic de visas humanitaires: Theo Francken nie tout traitement préférentiel

Dans le cadre de l’octroi de visas pour des personnes issues de zones de conflit, « il n’y a pas eu de traitement VIP », a affirmé mardi sur Twitter l’ex-secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration Theo Francken en marge de la séance de la commission Intérieur de la Chambre sur la problématique des visas humanitaires. L’élu N-VA a également souligné qu’il avait pleinement coopéré à l’enquête judiciaire.

Theo Francken était présent mardi après-midi dans la salle de la commission de l’Intérieur de la Chambre lors des auditions du directeur général de l’Office des étrangers, du Commissaire Général aux réfugiés et Apatrides (CGRA) et du directeur du centre fédéral migration Myria. Après les premières questions posées par les députés, il a quitté la séance, non sans oublier de commenter les débats sur Twitter et d’intervenir sur différents médias.

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« La chose la plus importante que j’ai entendue aujourd’hui, c’est que les experts disent qu’il n’y a pas eu de traitement préférentiel, tout le monde a été traité de la même manière, comme cela a toujours été le cas. Tout a été fait correctement. Il n’y avait pas de liste séparée ni de traitement spécial. Ce qui n’était pas clair à ce sujet a maintenant été rectifié », a déclaré M. Francken.

Collaboration à l’enquête

Selon l’ancien secrétaire d’Etat, les experts ont également insisté sur le fait que le programme de réinstallation des Nations Unies (ONU) était un très bon programme et qu’il méritait une plus grande adhésion. « Je suis d’accord avec cela. La Belgique le fait déjà. Mais cette opération de sauvetage des chrétiens des griffes de l’Etat islamique (EI) (à Alep en 2015, ndlr) n’aurait pas été possible si nous l’avions fait avec l’ONU. Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) n’était pas actif en Syrie. Ils ne font pas de choix sur base de la religion. Nous avons choisi de faire un effort supplémentaire pour les chrétiens, car ils ne peuvent presque pas arriver jusqu’ici. Ils sont menacés là-bas et ont également dû être sauvés. C’est ce que nous avons fait pour un groupe restreint », a encore déclaré M. Francken.

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Ce dernier a enfin souligné qu’il collaborait à 100 % à l’enquête judiciaire dans l’affaire Kucam. « J’espère qu’il y aura une clarification le plus tôt possible. »

 
 
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