Une vague de froid polaire envahit le nord des Etats-Unis, et Trump ironise sur le réchauffement climatique

Une grande partie du nord des Etats-Unis subissait mardi une vague de froid historique avec des chutes de neige et des températures polaires de -50 degrés qui provoquaient des perturbations dans le trafic aérien et dans les administrations.

>Nos prévisions météo

L’alerte au grand froid a été donnée dès lundi dans plusieurs Etats du «Midwest», du Dakota du Nord à l’Ohio, qui pourraient connaître les températures les plus basses depuis vingt ans, selon la chaîne météo Weather Channel. Le vent glacial venu du Nord-Ouest devrait atteindre la côte Est du pays plus tard dans la semaine.

A l’aéroport de Minneapolis-Saint Paul le mercure a atteint -32 degrés Celsius mardi à 00H25 locale, selon les services météorologiques (NWS) qui s’attendait à des températures négatives en Farenheit jusqu’à vendredi matin dans les «villes jumelles».

Le président Donald Trump, qui remet en cause l’impact des activités humaines sur le réchauffement climatique, a mis en garde la population sur Twitter dès lundi soir.

«Dans la belle région du Midwest, les températures ressenties atteignent -60 degrés (-51 Celsius), le plus froid jamais enregistré», a-t-il écrit, ajoutant ironiquement: «Que diable se passe-t-il avec le réchauffement climatique mondial? S’il te plait, reviens vite, on a besoin de toi!».

Les villes de Des Moines, dans l’Iowa, Chicago et Milwaukee devraient également subir des températures pouvant tomber à -20 degrés Farenheit (-29 Celsius).

Pour Chicago, ce serait la première fois depuis janvier 1994 selon les statistiques de la chaîne météo. A l’aéroport O’Hare de la métropole, surnommée la «ville des vents», il a neigé quotidiennement depuis le 17 janvier, soit 13 jours d’affilée, un record depuis l’hiver 1978-1979.

Neige en Géorgie

La vague de froid sera accompagnée de fortes rafales de vent - jusqu’à -50 degrés Celsius dans le Dakota du Nord - entre mardi et jeudi qui pourraient «provoquer des engelures sur la peau découverte en quelques minutes», selon la chaîne météo.

>Le changement climatique menace l’économie mondiale, selon un rapport gouvernemental américain

Le froid, couplé à la neige tombée en abondance, a provoqué dès lundi la fermeture des écoles dans le Wisconsin, le Michigan, l’Indiana, l’Illinois et l’Iowa, alors que les églises et les centres sociaux ont annulé leurs activités péri-scolaires.

Dans le Wisconsin, les tribunaux et la plupart des administrations ont fermé dès lundi.

Plus d’un millier de vols ont déjà été annulés lundi dans les deux aéroports de Chicago, troisième ville des Etats-Unis et l’une des principales plateformes du pays.

Au Canada, près de 30 cm de neige ont recouvert Toronto depuis le début de la semaine, les transports étant difficiles dans la capitale économique du pays, avec des embouteillages en série, plusieurs lignes de bus et de tramways suspendues, et des dizaines de vols retardés ou annulés aux deux aéroports de la ville.

La tempête se dirigeait mardi matin vers l’Est et a déjà commencé à frapper Montréal avec des vents de plus de 50 km/h, qui pourraient faire chuter le mercure jusqu’à -27 degrés Celsius, selon la météorologie nationale.

Le Nord-Est des Etats-Unis se préparait également à subir mardi après-midi les premières chutes de neige. Dans la région de la capitale Washington, les administrations fédérales et les écoles devaient fermer avec deux heures d’avance. Les températures devaient ensuite chuter en début de soirée et des plaques de verglas pourraient se former.

Le mauvais temps devrait également atteindre les collines des Appalaches, en Caroline du Nord. La neige tombait mardi matin jusqu’en Géorgie, selon des images postées sur le compte Twitter de la chaîne météo.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. PHOTONEWS_10722386-053

    La taxe de congestion divise un gouvernement bruxellois en pré-campagne électorale

  2. Caroline Désir, ministre de l’Enseignement.

    Coronavirus: calme, vigilance et hygiène seront de mise dans les écoles pour la rentrée lundi

  3. d-20200129-3YKG2R 2020-01-29 15:26:34

    Brexit: l’Irlande a-t-elle crié victoire trop vite?

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite

  • Les dangereuses conséquences politiques du coronavirus

    Le coronavirus est d’abord et avant tout un défi sanitaire mondial, évidemment. Avec un questionnement scientifique et la mise en place nécessaire de mesures à la fois fortes et proportionnées pour endiguer l’épidémie. Mais la maladie, qui est installée désormais au centre de l’attention de toute la planète, est, et de plus en plus, un révélateur démocratique. Quand on voit, de Rome à Paris en passant par Pékin, comment le virus s’invite sur la scène politique et les dégâts qu’il y fait, on s’inquiète autant, si pas plus, à ce propos que...

    Lire la suite