Les États-Unis commencent à renvoyer au Mexique des migrants demandant l’asile

Près de Pijijiapan, au sud du Mexique, des marcheurs grimpent sur un camion secourables. - AFP.
Près de Pijijiapan, au sud du Mexique, des marcheurs grimpent sur un camion secourables. - AFP.

Les États-Unis ont annoncé mardi qu’ils commençaient à renvoyer au Mexique des migrants demandant l’asile pendant l’examen de leur dossier par la justice américaine, a annoncé mardi l’ambassade américaine à Mexico.

« À partir d’aujourd’hui, les États-Unis ont commencé à appliquer les Protocoles de protection des migrants. (…) Cette action est une réponse à la crise de migration illégale qu’affrontent les États-Unis à leur frontière sud », a écrit l’ambassade dans un communiqué. Elle rappelle qu’en vertu de ces protocoles des migrants entrés illégalement « pourront être renvoyés au Mexique pendant la durée de leur procédure migratoire ».

Un premier migrant, Katarlo Gomez Cardomo, arrivé en provenance du Honduras, a été reconduit mardi du côté mexicain de la frontière, a constaté un journaliste de l’AFP à Tijuana, une ville du nord-ouest qui jouxte San Diego, en Californie. Il a été pris en charge par les autorités migratoires mexicaines qui l’ont conduit dans un refuge.

Le gouvernement mexicain avait déclaré la semaine dernière qu’il «désapprouvait» cette mesure unilatérale des États-Unis, mais qu’il accueillerait ces migrants pour des raisons «humanitaires».

Procédure illégale

Annoncé en décembre, le plan «Rester au Mexique» du président américain Donald Trump a été vivement critiqué des deux côtés de la frontière.

La nouvelle politique«est non seulement illégale, mais pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour ceux qui souhaitent accéder à la procédure d’asile aux États-Unis, un droit inscrit dans le droit national et international», a souligné auprès de l’AFP Katie Shepherd, une avocate au sein de l’association d’aide juridique aux immigrés American immigration council.

Les migrants sont par ailleurs exposés à toutes sortes de violences dans les zones frontalières côté mexicain, rappelle cette avocate.

Le président américain a provisoirement renoncé la semaine dernière au financement de son mur à la frontière mexicaine, censé stopper l’immigration illégale provenant du sud, pour pouvoir sortir du «shutdown», la plus longue paralysie de l’administration fédérale de l’histoire des États-Unis.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20191230-3Y1G9Z 2019-12-26 16:43:06

    Affaire Gabriel Matzneff: pourquoi a-t-on fait taire ceux qui se sont élevés contre l'écrivain?

  2. Pour Pierre Verdier, CEO de l’entreprise, le salariat est incompatible avec le modèle Deliveroo.

    Pierre Verdier au «Soir»: «Deliveroo ne pourrait plus couvrir que des zones très réduites»

  3. La princesse Diana, le 12 juin 1997.

    Archive: avant Harry, sa mère Lady Diana avait aussi perdu le statut d’altesse royale

La chronique
  • Le cas Emir Kir, l’arbre qui cache la forêt communautariste

    Nous ne sommes qu’au début des effets de l’« affaire Kir ». Sur un plan individuel d’abord, Emir Kir s’indigne de l’éviction spectaculaire dont il fait les frais et a la possibilité de faire appel.

    Sur un plan collectif, on vérifiera dans les jours qui viennent l’impact politique de cette décision courageuse de la Commission de vigilance du PS.

    Mais c’est sur un plan plus général que des questions cruciales se posent. Les socialistes ne peuvent en...

    Lire la suite