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Ce que les gouvernements disent avoir fait pour le climat cette législature

« Le Soir » a demandé aux différents gouvernements de lister les mesures qu’ils ont mises en place « pour le climat ». Efficaces ou pas ?

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D’un côté, des dizaines de milliers de manifestants défilent dans les rues, même pendant les heures de cours, pour demander aux autorités politiques de se remuer pour le climat. De prendre des mesures pour protéger la planète. De l’autre, certaines figures politiques estiment que pas mal de choses ont déjà été faites. A l’image de Charles Michel. Ce lundi, face aux diplomates, le Premier lançait, à propos de la thématique climatique. « Beaucoup a été réalisé, mais peut-être pas assez expliqué. »

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11 Commentaires

  • Posté par Nizette Barbara, vendredi 15 mars 2019, 19:28

    Une éolienne ne produit que 20% du temps, un panneau photovoltaïque à peine 12%, il faut donc assurer une production d'électricité stable pour combler les intermittences. Le nucléaire qui ne produit pas de CO2, est la source d'énergie idéale, même si elle fait un peu peur. travaillons à le rendre plus sûr au lieu de le diaboliser. Les autres pays ne sont pas idiots comme nous, il y a 43 réacteurs nucléaires en construction dans le monde. Nous aurons l'air malin quand nous devrons acheter cher et vilain leur électricité parce que nos moulins à vent seront incapables de la produire en quantité suffisante !

  • Posté par Petitjean Charles, vendredi 15 mars 2019, 16:38

    En ce jour de "grève" mondiale pour le climat, il est intéressant de se pencher sur les infographies que vous publiez ci-dessus. Elles montrent que les secteurs non industriels produisent en Belgique de 70 à 75 Kilotonnes de CO2, alors que les secteurs industriels, produisent, eux, de 45.000 à 50.000 Kilotonnes. Or la majorité des mesures gouvernementales pour limiter le réchauffement climatique concernent les secteurs non industriels, les particuliers et les activités non marchandes, mais on ne voit pas de législation contraignante concernant les industries les plus polluantes (pollueurs-payeurs) Pourquoi cette distorsion entre le non industriel et l'industriel ? Pourquoi cette frilosité de nos politiciens vis-à-vis des industries polluantes ? J'essaie de comprendre et j'aperçois au bout de ma lorgnette une explication macron, pardon, macro-économique. Je m'explique. Les industries, dont les multinationales, cherchent à produire des plus-values les plus fortes possibles pour alimenter les dividendes de leurs actionnaires, de leurs investisseurs. Si le pouvoir politique leur impose des normes draconiennes pour réduire leurs émissions de CO2, il leur impose de facto des investissements "non productifs" qu'elles répercuteront immédiatement dans une hausse des prix de vente de leurs productions aux consommateurs. Ce faisant, elles entreront en concurrence nettement défavorable avec les entreprises qui, dans le cadre de la mondialisation, ne subissent pas ces contraintes d'investissement de non pollution, comme, par exemple, les productions asiatiques. Mauvaises affaires donc pour les consommateurs, mais surtout pour les actionnaires et les investisseurs des industries belges et européennes. Les politiques pourraient dans ce cas décréter des mesures protectionnistes qui interdiraient, sauf taxes importantes, aux industries non européennes qui ne respectent pas les normes environnementales belges et européennes d'inonder notre marché avec leurs productions, provoquant immédiatement la fermeture des marchés hors union européenne pour les entreprises de notre continent. Cette guerre mettrait à mal la mondialisation de l'économie, ce champ de bataille tellement favorable à la finance et aux investisseurs ! Voilà pourquoi, selon moi, les responsables politiques ne prennent aucune mesure qui contraindrait l'industrie et le commerce mondiaux à la vertu climatique. Comment expliquer autrement que depuis la signature du protocole de Kyoto en 1997, qui était destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre, ces émissions n'ont fait que progresser et que nous nous trouvons aujourd'hui devant une telle impasse, climatique, mais aussi environnementale ? Seule la finance, mondialisée elle aussi, est la réponse. Mais ne nous trompons pas, nous sommes aussi la finance, chacun de nous adulte qui s'est lié, inconsciemment souvent, aux exigences de la rentabilité de la finance. Allons un peu plus loin avec ma lorgnette et posons-nous la question de savoir qui sont ces financiers qui exigent une rentabilité toujours plus grande de leurs investissements dans l'industrie et le commerce. Il y a de gros caïds, les Buffet, les Soros, les ProKhorov les Frère, les Davignon, les Lippens et tous les Trump qui suivent et au bout de la chaîne, il y a nous avec notre épargne et nos pensions (deux exemples parmi beaucoup d'autres), toutes deux englouties dans des fonds d'investissements et de pensions qui investissement ... dans l'industrie et le commerce mondiaux. Nous sommes nous-mêmes, sans le savoir, au coeur de la paralysie des actions significatives et réellement efficaces dans la lutte contre le réchauffement climatique. Alors que faire, nous adultes qui entendons la révolte des milliers de jeunes qui réclament une justice climatique ? Alors que faire lorsque, conscients de l'enjeu, nous avons déjà rectifié notre propre comportement de consommateurs tout en sachant que cet engagement personnel est utile mais insuffisant ? Parviendrons-nous, soutenus et encouragés par nos adolescents, à obliger nos politiques à réguler notre système industriel et commercial ? L'expérience des vingt dernières années ne nous rend pas optimistes : les accords internationaux à peine signés sont rangés dans l'armoire à souvenir. Ici même dans notre petite Belgique, les manifestations des jeunes depuis quatre mois n'ont suscité dans la plupart des partis politiques qu'une tentative de récupération électoraliste. Est-ce à dire que les financiers et la plupart de nos politiciens font partie de la même famille ? Je ne suis pas loin de le penser quand j'observe l'apathie de nos gouvernants. Voilà pourquoi, je suis convaincu que le combat contre le réchauffement climatique est avant tout un combat politique qui doit s'attaquer au système capitaliste prédateur qui n'hésite pas à sacrifier les générations futures aux plus-values immédiates de leurs "actions" et de leurs investissements.

  • Posté par Dopchie Henri, jeudi 31 janvier 2019, 18:50

    La réduction de l'émission des gaz à effet de serre exigera des sacrifices significatifs qui seront imposés à la population. Ceux-ci seraient considérablement réduits si le gouvernement acceptait de garder le nucléaire, du moins tant que l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire le permettra. Le gouvernement pourrait-il expliquer clairement pourquoi il veut fermer nos centrales nucléaires avant que l'AFCN l'exige?

  • Posté par LAURENT Christian, samedi 2 février 2019, 21:40

    On croirait entendre Bart De Wever…

  • Posté par Weissenberg André, jeudi 31 janvier 2019, 15:42

    "Remplacer un peu de nucléaire par des éoliennes": l'exemple parfait et par excellence de l'absurdité de grand nombre des mesures adoptées jusqu'ici, dont le point commun est de ne pas (mais alors pas du tout!) nous préparer de manière efficace à faire face au changement climatique! Le tout, en ne rencontrant pas non plus (ou alors si peu ...) nos engagements internationaux en termes de réduction des émissions. Avec l'aberration totale qu'est la loi de sortie du nucléaire, on avance même dans la mauvaise direction! Et toujours, pour des raisons farfelues, de nature purement idéologique (impayables écolos!). Au lieu de nous sortir progressivement des énergies carbonées, on nous a donc servi une sortie du nucléaire à contretemps, alors que le GIEC, le premier et non des moindres, prêche que le nucléaire "fait partie de la solution" et doit faire partie de tout "mix énergétique" futur, et alors que, partout ailleurs dans le monde, on investit à nouveau dans le nucléaire et qu'on y multiplie la construction de nouvelles unités nucléaires! Allez comprendre ce particularisme belge! Non contents de cette première balle dans le pied, les écolos s'en sont tiré une deuxième (aïe!), en discréditant radicalement la filière photovoltaïque auprès du consommateur! Tout cela au nom de la bien mal conçue "transition énergétique". Sur une base, à nouveau, purement idéologique (le bon soleil, le bon vent, tout est gratuit, disponible en quantité illimitée et ne demandant qu'à être exploité ...), on nous a concoctés des objectifs totalement fantaisistes en matière d'énergies renouvelables pour 2030 et 2050 (respectivement une part de 50% et 100% de la consommation). Ce serait à hurler de rire si ce n'était pas aussi sérieux ... Car, dans le même temps, la facture énergétique a explosé, et ce alors que la part "matière première" de la facture n'a jamais été aussi bon marché, grâce aux mécanismes de ... marché mis en place à l'occasion de la libéralisation du secteur. C'est que le "tout gratuit" est un mensonge éhonté, que surpasse seulement l'autre grand mensonge, celui des centaines de millions de livres Sterling soi-disant épargnées dans le futur par l'économie britannique grâce au Brexit! Non seulement, ce n'est pas gratuit, mais vu que les coûts d'adaptation et de transformation du Grid et des infrastructures électriques indispensables (notamment pour l'interconnexion) sont tellement énormes (plusieurs milliards d'euros ...), le gouvernement a décidé de soutenir cette transformation par des subventions massives. Le contribuable grogne tout autant que le consommateur, qui se demande pourquoi il ne peut pas profiter enfin de ce que les centrales nucléaires sont amorties et que le coût de la matièr première électricité a atteint un prix plancher .... Même Louis Tobback, socialiste émérite de son état, disait que le secteur public n'avait plus rien à faire dans la fourniture et la distribution d'énergie ... Enfin, tout ça pour quoi? Quid de la sécurité d'approvisionnement? Une éolienne n'a qu'un rendement de 25% au maximum, compte tenu de son indisponibilité la plupart du temps (pas ou pas assez de vent, entretien, défaillance, etc ...). Il suffit pourtant de regarder du côté de la disponibilité opérationnelle du nucléaire, qui tourne, lui, 24/24 et 7/7, pour se représenter le problème. Avec 100% de renouvelable, la Belgique sera constamment sous perfusion énergétique depuis les pays voisins, et, en particulier, depuis la France, avec cette conclusion ahurissante que nous paierons notre énergie beaucoup plus cher, pour, au bout du compte, utiliser malgré tout soit de l'électricité nucléaire française ou de l'électricité allemande, couleur charbon (qui plus est de la lignite, soit le charbon le plus polluant!). Autant pour les mesures prises!

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