Le Sea-Watch et ses 47 migrants arrivés à Catane

Le Sea-Watch et ses 47 migrants arrivés à Catane

Le navire de l’ONG allemande Sea-Watch est arrivé jeudi à Catane (Sicile) pour débarquer 47 migrants secourus il y a 13 jours au large de la Libye. Si l’ONG a plaidé avec force pour faire débarquer les migrants en Italie, elle n’était cependant pas pressée d’y faire accoster son navire, compte tenu des menaces de poursuites répétées par le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini.

« Loin d’être un refuge, Catane est une ville dont le procureur est connu pour ses positions contre les ONG », a expliqué Sea-Watch sur Twitter en estimant que le choix de ce port était « un geste politique » et en ajoutant : « Nous espérons le meilleur, et nous nous préparons au pire ».

Mercredi, le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, avait annoncé un accord avec six autres pays européens -- la France, le Portugal, l’Allemagne, Malte, le Luxembourg et la Roumanie -- pour répartir les 47 migrants bloqués depuis le 19 janvier sur le navire.Il n’était pas clair si l’Italie elle-même garderait une partie des migrants : M. Conte l’a laissé entendre mais M. Salvini, qui s’y est toujours opposé de manière catégorique, ne l’a pas confirmé.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Image=d-20190821-3VN7N4_high

    Reynders ou Onkelinx? La Belgique n’a plus beaucoup de temps pour désigner son candidat au poste de commissaire européen

  2. Sergio Mattarella rencontrera à nouveau les chefs de partis mardi prochain qui devront lui présenter un projet de gouvernement stable permettant d’éviter un retour aux urnes anticipées.

    Italie: un nouveau mariage bancal en perspective

  3. Le bourgmestre de Lessines est en guerre contre l’Unité wallonne du bien-être animal.

    Une saisie de chevaux à Lessines se transforme en affaire de santé publique

La chronique
  • Lettre d’Europe: le «Vieux Monde» a encore son mot à dire, non?

    L’Union européenne est à cran. Elle émerge à peine de dix ans de crise et de croissance larvée et fait face à un ralentissement économique. Les Européens regardent, médusés, le bras de fer commercial entre Washington et Pékin – et le chaud et froid que souffle l’hôte de la Maison-Blanche. Voilà qui ne fait pas notre affaire. Logique. Tout ce qui peut entraver la croissance du commerce international est perçu, de ce côté-ci de l’Atlantique, comme une (autre) menace quasi-existentielle, qui s’ajoute à la perspective d’un Brexit sans accord et d’élections anticipées en Italie, qui pourraient donner les « pleins pouvoirs » à la Ligue et à son patron Matteo Salvini.

    On aime d’autant plus détester M. Trump qu’il n’a guère d’égards pour ses « alliés » européens. Il laisse toujours planer la menace de droits de douane sur les voitures allemandes et a prévenu que l’assouplissement de la politique monétaire européenne,...

    Lire la suite

  • Bateaux humanitaires en Méditerranée: Kafka sur nos rivages

    La Méditerranée est à double visage. Il y a celui de cette eau bleue, avec sa puissance d’attraction lumineuse où nous avons puisé nos réserves durant ces vacances. Et puis il y a l’autre, celui de cette eau qui fait office, selon les cas, de tombeau ou de prison flottante. Aujourd’hui toujours. Car rien n’est réglé pour ces bateaux qui traversent la Méditerranée à la recherche d’un port où débarquer les hommes, femmes et enfants sauvés alors qu’ils tentent de rejoindre nos rivages européens. Les remous créés par les appels à l’aide des...

    Lire la suite