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Venezuela: «Partons, ces gens-là ne veulent plus de nous dans ce pays»

L’histoire du Venezuela offre une mise en garde à ceux qui risquent aujourd’hui de ne penser qu’à « l’après ». L’avenir du pays ne dépendra pas seulement d’un basculement politique partisan ni d’un rebond des cours du pétrole. Si le prochain gouvernement ne se démarque pas de ces malédictions, s’il n’échappe pas à l’alternance fatidique entre le « pouvoir oligarchique » et le populisme, s’il compte s’appuyer sur Donald Trump et Jair Bolsonaro là où Maduro se réfère à Xi Ping ou Vladimir Poutine, le Venezuela ratera sans doute une nouvelle fois son rendez-vous avec la démocratie.

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

En 1830, dans une hacienda isolée de Colombie, un homme déçu par l’évolution politique au Venezuela voisin écrivait une lettre empreinte d’amertume. «  Vous savez que j’ai eu le pouvoir pendant vingt ans et je n’en ai tiré que quelques conclusions sûres : l’Amérique est ingouvernable pour nous. Celui qui sert une révolution laboure la mer. La seule chose que l’on puisse faire en Amérique est d’émigrer. Ce pays tombera infailliblement entre les mains de petits tyrans.  »

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4 Commentaires

  • Posté par Naeije Robert, vendredi 1 février 2019, 17:33

    Cher M Marthoz, Merci de réagir à mon "post". Vous parlez en effet, et fort bien de la "révolution bolivarienne". Mais son origine est bien plus dans la croyance romantique encore très répandue en Amérique du Sud (et dans certains cercles intellectuels européens, surtout parisiens d'ailleurs) que tous les problèmes sociaux et économiques d'un pays peuvent être résolus par la mise en oeuvre d'un système étatique de contrôle de l'économie et de l'organisation de la société. Pourquoi ne pas l'appeler par son nom? Il s'agit de l'idéologie communiste, dont le castrisme est un avatar. C'est cela la malédiction, pas le pétrole.

  • Posté par Naeije Robert, vendredi 1 février 2019, 8:58

    Bien, mais cette analyse passe sous silence la cause la plus profonde, structuelle de la situation actuelle au Venezuela: la révolution "bolivarienne" voulue et imposée par Chavez sous la tutelle de Cuba. La "malédiction" a été de vouloir reproduire au Venezuela le castrisme, un des derniers régimes communistes encore existants (avec la Corée du Nord, l'Erythrée... et son inévitable cortège de de privation de droits, de pauvreté, de disettes et de corruption. Il y a près de 100000 "fonctionnaires" cubains au Vénézuela!, quel en avait été le besoin?

  • Posté par Marthoz Jean-paul, vendredi 1 février 2019, 16:33

    J'avoue que je ne comprends pas votre remarque car ce texte parle précisément des dérives de la "révolution bolivarienne", du rôle "inconsidéré" de Cuba, du caudillisme, du militarisme, etc. en la replaçant, toutefois, dans un contexte historique plus large. Qui va déterminer comment se fera une transition. L'objet de l'article est de sortir des déclarations péremptoires, des conclusions hâtives, du brouillard, qui accompagnent trop souvent des sujets d'actualité, qui jusque là ont été peu couverts, surfent une forme soudaine d'unanimisme et qui débouchent souvent sur des désillusions.

  • Posté par Philippe Arnould, vendredi 1 février 2019, 0:43

    Il sera de toutes façons en meilleur état qu'actuellement.

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